The Amazing Spider-Man de Marc Webb VS Spider-Man de Sam Raimi
Allons-y de but en blanc, notre Spider-Man de Marc Webb n’a pas grand-chose à voir avec celui de Sam Raimi. D’un certain point de vue, ils sont même radicalement opposés.
Quel Peter Parker ?
Alors que Sam Raimi nous offrait un Peter Parker timide, fragile (si ce n’est timoré), et surtout dénué de toute expression faciale, Marc Webb joue plus sur le thème du héros « moderne ». Geek mais courageux, Peter Parker n’est pas un petit scientifique perdu dans son monde d’études mais un gamin un peu plus brillant que la moyenne, sans tomber dans l’excès. Comme Marty McFly, il possède un côté « looser » permettant de s’identifier au personnage.
Quel Spider-Man ?
Pendant que la première trilogie nous offrait un Spidey sérieux en diable et hanté par un désir de faire le bien, le personnage de Marc Webb est bien différent. Différent car il est par défaut le personnage que Peter Parker aurait aimé être. Oscar Wilde disait qu’un homme vous dira la vérité une fois qu’il portera un masque, et c’est un peu ce qui se produit. Peter Parker se lâche en Spider-Man, joue, fait des bons mots, ce que jamais le Spider-Man de Raimi ne se serait permis.
Quels personnages principaux ?
Autour de Spider-Man transitent moults personnages. Marc Webb contrairement à Sam Raimi s’investit dans un Spider-Man déjà plus jeune, et donc élevé par une tante May quinquagénaire, et non croulante (comme dans la BD). Après, les personnages se ressemblent un peu tous, mention spéciale au Dr. Curt Connors (le Lézard) qui n’est pas sans rappeler l’image schizophrène paternelle que l’on retrouve dans Norman Osborn (le Bouffon Vert).
Une différence dans le choix de l’héroïne, la nouvelle star de l’écran étant Gwen Stacy, jeune fille modèle, au caractère bien trempé et particulièrement brillante, qui vient en confrontation directe avec la Mary Jane fragile de Raimi.
Quelle fidélité au comics ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Sam Raimi et Marc Webb sont tous les deux très respectueux du comics, mais chacun à sa manière.
Sam Raimi respecte la naissance de Spider-Man (le meurtre d’Oncle Ben), la phrase mythique du « grand pouvoir implique de grandes responsabilités », les méchants historiques du Tisseur (le Bouffon Vert, Docteur Octopus…), la femme « officielle » de Peter Parker et une scène mythique sur le Pont de Brooklyn. Cependant, on ne retrouve pas dans son personnage le Spider-Man du comics, cabotin, courageux et en perpétuel questionnement autour de sa condition, et des dangers qu’il représente pour ses proches.
Et alors que Marc Webb renouvelle la mort d’Oncle Ben, ne prononce pas la phrase mythique, sort un méchant plus secondaire, il ose jouer avec l’amour de toujours de Peter Parker : Gwen Stacy. Et Dieu sait que les fans attendent impatiemment la suite de cette idylle afin de voir comment elle sera gérée. Et tout en jouant sur cette corde, Marc Webb offre un Spider-Man attachant, auquel on s’identifie plus facilement, bref, le vrai Spider-Man, joueur mais terrifié par sa condition que l’on retrouve dans les cases de notre comics favori.






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