Les références religieuses et mythologiques
Le mythe de Prométhée (dont vous pouvez avoir des détails ici) est très fortement ancré dans l’histoire de Prometheus, ce qui n’est pas une surprise en soi. En revanche, et ce n’était pas forcément annoncé/attendu, le christianisme est également très présent dans le film, peut être même encore plus.
Ainsi, tout au long du film, on voit plusieurs fois le crucifix de Shaw. Certains dialogues tournent même autour de celui-ci. Elle dit clairement avoir la foi. Après sa césarienne, Shaw se retrouve avec un look très « christique », recouverte de sang, les cheveux en batailles et portant des vêtements improbables.
Lorsque le pilote et ses assistants se sacrifient, l’un d’eux dit « nous nous retrouverons de l’autre coté ». De plus, les massacres des ingénieurs remontent à 2000 ans… ce qui nous rapproche de ce qui s’est passé il y a deux mille ans sur terre, la naissance et la mort du Christ.
De même, l’androïde David a un nom qui fait très certainement référence au deuxième roi d’Israel et fondateur de l’ancien Etat israélite. Comme celui-ci, il est le messager, l’intermédiaire avec les créateurs. Cependant, comme beaucoup de personnages de Ridley Scott (dans Prometheus comme dans ses précédents films), il va « joueur » avec la notion de destruction/création. Ses motifs sont peu explicites, et ses actions souvent incohérentes. En injectant le produit à Holloway et laissant donner naissance à la créature dans le ventre de Shaw, il est la garant de la parole divine, celui-qui va permettre de la réaliser, comme un roi est censé l’être et comme l’était David dans la bible.
Comme Prométhée dans la mythologie grecque, comme Lucifer… David se rebellera contre « ses propres dieux », les hommes, dans le simple but de créer/détruire.
Car c’est bien cela le thème central du film, qui ressort tout le long de cette analyse : la notion de destruction/création. Une idée intéressante, mais hélas trop orientée « bondieuserie », notamment lorsque les pilotes qui se sacrifient font référence à l’au-delà, se détruisent, pour empêcher une plus grande destruction et permettre à d’autres de vivre. La destruction, selon Ridley Scott et ses scénaristes, n’est donc qu’une étape.
Maintenant que le gros de l’analyse est fait, revenons sur les questions sans réponses et les diverses incohérences du film.






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