Un de mes plus grands débats (en dehors de Matrix) avec un de mes grands amis auteur sur Oblikon était de savoir si ou non, Ridley Scott devait replancher sur la saga Alien. Étant un fervent défenseur du oui, c’est donc à moi que revient d’écrire cette critique de Prometheus.
Un début prometteur dans la lignée des grands
Débutant comme un 2001 L’Odyssée de l’Espace, Prometheus nous dévoile le Prometheus, vaisseau spatial partant à la recherche des origines de l’Homme, l’entité extraterrestre ayant créé la vie sur Terre. L’hommage est beau, et met en avant un David, androïde incarné par un brillant (et il le restera tout le long du film) Michael Fassbender.
La suite nous fait découvrir la planète LV-223, planète fantôme où une espèce extraterrestre semble avoir été décimée par un mal mystérieux. L’espèce en question étant évidemment les Space Jockey, bien connus par les fans de la saga Alien. La découverte de la planète n’étant pas sans rappeler le Mission to Mars de Brian de Palma en de nombreux points (la statue en forme de tête isolée, l’espèce extraterrestre supérieure…).
Mais bon, assez parlé des hommages, on se doute bien (on espère), que le retour du grand Ridley sur les Aliens va nous donner quelque chose de neuf, pas que du resucé.
Trop attendu et trop classique
Et bien malheureusement si… Dès les premières minutes, on sait que David l’androïde est fourbe, aux services de la Weyland Corporation, comme l’a été l’androïde incarné par Ian Holm dans Le 8e Passager. De même, on s’attend à une espèce pseudo-reptilienne se jetant sur le visage d’un pauvre malheureux, un accouchement dans la douleur et la décimation totale d’un équipage, exception faite d’une héroïne de sexe féminin. Et bien vous avez le tout, le package complet. Mais sans la classe de Sigourney, ni la peur du 8e Passager, ni les théories religieuses intéressantes d’Alien 3. Non, tout est effleuré, abordé. Et comme si ça ne suffisait pas, Ridley Scott enrichit le film de nombreux clins d’œil à la saga (le basket-ball, un xénomorphe sculpté à un mur…), sans forcément imposer son film comme une nouvelle référence.
Le goût laissé en bouche est amer, amer de voir un potentiel gâché, malgré une bonne réalisation, des acteurs crédibles et une photo somptueuse. Et on passera sur les incohérences avec la saga originelle (le gap technologique entre le Nostromo et le Prometheus… Georges Lucas nous avait fait la même sur Star Wars Épisode 1). Pareil pour une 3D de qualité, bien que dispensable.
Un hommage aux Aliens ?
Le film est en conclusion, plus un hommage à certains films « classiques » du cinéma, du cinéma d’anticipation en particulier, d’Alien plus particulièrement. Le dernier film étant la suite d’une saga « mythique » qui s’est illustré pour manquer de corps, et n’être qu’un hommage à ses prédécesseurs ayant selon moi été Terminator Salvation. Ce qui n’est pas une louange.
Vous l’aurez compris, on sort terriblement déçu de Prometheus, film finalement « banal », d’un grand classicisme… Vous l’aurez aussi compris, mon pote avait raison, Ridley Scott n’aurait pas du replancher sur la saga Alien.
Découvrez ci-dessous la bande-annonce du coffret Blu-ray du film :







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