Le festival coup de cœur francophone

Considéré à ce jour comme le joyau des festivals promouvant la découverte de toutes les formes de musiques francophones de par le monde, le célébrissime festival canadien « coup de cœur francophone » a fêté cette année avec brio ses 27 bougies. L’occasion d’établir un petit bilan rétrospectif sur ce qui est devenu sans conteste aujourd’hui l’un des évènements les plus populaires de tout le Canada francophone…

La genèse d’un festival pas comme les autres

Pensé en 1986 par deux ou trois néo-romantiques férus de chansons francophones autour de quelques choppes de bière lors d’une soirée des plus mémorables tenue à La Brasserie LaSalle, en l’occurrence Pierre Larivière, à l’époque responsable de la Maison de la Culture Hochelaga-Maisonneuve, et son acolyte Laurent Legault, alors Directeur de la Revue « Chansons », le concept « coup de cœur francophone » fut immédiatement concrétisé dès l’année suivante, en 1987, dans la ville de prédilection de ses fondateurs : Montréal.

Comme toute chose cependant, le festival connut à ses débuts quelques « couacs » mémorables : le plus représentatif aura sans doute été l’erreur incommensurable qu’avait commise son premier producteur en programmant un répertoire d’artistes majoritairement anglophones. Ce qui, évidemment, au vu du nom du festival, avait constitué à l’époque l’une des « bourdes » les plus critiquées de tout le milieu festivalier. Toutefois, paradoxalement, cette erreur involontaire avait contribué à faire parler malgré elle du festival qui, l’année suivante (en 1988), allait alors connaître son premier véritable succès grâce notamment à deux artistes d’exception qui attirèrent toutes les lumières sur l’évènement : Richard Desjardins et Jean Leloup.

Un festival devenu une référence

Au fil des années, le rendez-vous montrélais de chaque début de mois de novembre devient un must incontournable pour tous les artistes francophones tant nationaux qu’internationaux. C’est ainsi que des noms de prestige tels que Alain Bashung, Afrodizz, Anaïs, CharlElie Couture, Robert Charlebois, Yves Duteil ou encore Yves Marchand se rueront pour être vus et surtout pour participer au « coup de cœur francophone ».

Le concept connaît un tel succès que ses producteurs décident en 1995 de créer un « spin-off », ou une ramification : le « réseau pancanadien coup de cœur francophone ». A l’instar de l’original Montréalais, ce festival itinérant se propose d’offrir le même concept au travers cette fois-ci de tout le Canada francophone, soit en somme plus de 30 villes canadiennes réparties sur près de 6 fuseaux horaires. Aujourd’hui ce spin-off du festival original présente ainsi chaque année un bouquet de 140 spectacles au travers de tout le continent canadien.

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Cette année, 27ème édition oblige, pour marquer le coup, Steve Marcoux, Directeur de programmation actuel du festival a programmé du 7 au 17 novembre dernier un menu de prestige : Les sœurs Boulay (Mélanie et Stéphanie) qui ont eu l’insigne honneur cette année d’ouvrir le bal après leur succès incontesté l’année dernière à la même époque au même festival, l’inénarrable Louis-Jean Cormier, le groupe « Pas d’casque », mais également des faiseurs de sons d’autres horizons comme le groupe Urs Karpatz, incontournable ambassadeur de la musique tzigane, Karim Ouellet ou encore la pianiste Catherine Major…

Etant donné l’alléchante affiche dont « coup de cœur francophone » s’est dotée cette année, le festival a connu une fois de plus, un retentissement significatif au-delà des frontières canadiennes : preuve en est les myriades de photos et de vidéos de l’évènement publiées tant au travers des magazines dédiés à la bonne musique dans les pays francophones que des sites web consacrés aux mêmes credo sur la toile…

Vivement la célébration du 30e anniversaire !

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