Critique Conjuring de James Wan

Conjuring : les dossiers Warren a explosé le box-office aux Etats-Unis lors de son week-end de sortie. Le film tient-il ses promesses ? Conjuring est un film d’horreur tiré d’une histoire vraie. Avis aux amateurs de paranormal ! Les terre-à-terre pourront tout de même y trouver leur bonheur avec quelques scènes très réussies, fortes en sensations.

Synopsis
Avant Amytiville, il y avait Harrisville… Conjuring : les dossiers Warren raconte l’histoire horrible, mais vraie, d’Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entiers, venus en aide en une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée. Contraints d’affronter une créature démoniaque d’une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l’affaire la plus terrifiante de leur carrière.

Le réalisateur James Wan, sait ce qu’il fait, et au vu de sa filmographie, on sait que l’on est entre de bonnes mains. Réalisateur de Insidious et de sa future suite, co-auteur de ces deux  scénarios ainsi que de la saga des Saw et accessoirement futur réalisateur du 7eme Fast & Furious, James Wan sait comment nous malmener.

L’histoire prend son temps pour s’installer et distille lentement la tension. On retient sa respiration. Le thème de la maison hantée a beau être éculé, on n’en est pas moins angoissé par ces portes qui s’ouvrent toutes seules et ces ombres qui passent… On passe aux choses sérieuses avec l’arrivée des enquêteurs Warren. Le pourquoi et le comment nous sont dévoilés dans la première partie du film. Il ne s’agit pas d’un film basé sur le suspens de l’intrigue mais bien sur les effets d’angoisse. On se retient de crier (ou pas), on sursaute sur son siège…

Mais au final, c’est une histoire de possession et d’exorcisme, une de plus j’ai envie de dire. Pas très originale, elle se termine dans une scène grandiloquente. Filmer un exorcisme est un exercice assez difficile qui peut vite virer au parodique. Conjuring s’appuie sur la véracité des faits mais on a beaucoup du mal à y croire face à cette scène. Insidious avait une meilleure histoire, et a explosé mon trouillomètre.
Un dernier mot sur les acteurs : Patrick Wilson commence à être habitué aux films d’horreurs (Insidious) tout comme Vera Farminga (Joshua, Esther). Ils sont toujours excellents. Lili Taylor en possédée ultra-maquillée joue plutôt bien même si elle est recouverte d’un drap pendant toute la scène où elle est possédée, pas très sympa pour elle ! Ron Livingston qui joue son mari est transparent et insipide (de toute façon, c’est celui qui a largué Carrie Bradshaw par post-it alors on le déteste !).

Pour résumé : à voir pour avoir peur mais il ne faut pas en attendre plus.

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