Critique du manga Dragon Quest : Emblem of Roto chez Ki-oon

Quelques années après Fly (La Quête de Daï), manga emblématique en France adapté de la saga Dragon Quest (souvenez-vous, Fly avait même eu le droit à sa série TV à la grande époque), revoilà l'univers de Dragon Quest avec le manga Emblem of Roto, édité chez Ki-oon.

Synopsis

De nombreuses années se sont écoulées depuis que Loran et Carmen, les héritiers du légendaire héros Roto, ont triomphé des forces du mal. Emportant avec eux un fragment du mythique emblème de leur aïeul, les deux frères ont chacun fondé leur propre royaume : celui de Loran au nord et celui de Carmen au sud. Mais après cent ans de paix et de prospérité, le monde est de nouveau menacé… Les armées maléfiques font le siège des derniers bastions humains, qui tombent les uns après les autres.

Critique

Dragon-Quest-Emblem-of-RotoDragon Quest : Emblem of Roto est clairement un shônen (comprendre, manga pour jeune adolescent masculin) dans le plus pur style du genre. Un jeune héros va devoir avec ses amis accomplir une quête initiatique afin de lutter contre les forces du mal, et réussir à contrôler son pouvoir.

L'univers de Dragon Quest est bien là, et on retrouve avec plaisir les Slime et autres animaux originaux. Les méchants nous rappellent énormément ceux de Fly avec le Dieu de la Terreur accompagné de ses sbires le Roi du Mal, le Roi Dragon, et Roi des Enfer etc... On est donc pas déboussolé en lisant et c'est avec plaisir que l'on suit les évolutions des héros.

Car de son côté, le héros Arus monte une équipe "classique" avec un sage, un maître des arts martiaux, un maître du maniement de l'épée etc... On pourrait critiquer le fait que l'ennemi d'Arus n'est autre que son alter ego (issu de la même famille), Jagan, mais que pour le moment, rien ne lie les deux personnages (on pourrait penser à deux frères ennemis avec l'amour fraternel opposé à la lutte entre le bien et le mal).

emblem_of_rotoLes évènements s'enchaînent bien, malgré le fait que l'on a parfois l'impression d'évoluer devant un jeu vidéo (il faut récupérer la meilleure épée, gagner de nouveaux sorts etc...), en même temps, Emble of Roto est inspiré de Dragon Quest, un des plus fameux RPG, donc c'est dans la logique des choses. Fly avait su sortir assez vite de cette martingale, et c'est peut-être aussi pour cela que le manga a si bien fonctionné.

En conclusion, sur ses 3 premiers tomes, Dragon Quest : Emblem of Roto est plaisant à lire, même si il sort difficilement des classiques du genre, et notamment des allusions au jeu vidéo. On espère qu'il s'en détache à la manière d'un Fly) assez vite pour prendre son envol.

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