Passengers : explication de la fin et incohérences du film

Passengers est un film de Science Fiction qui ne sait pas sur quel pied danser. Quelques tentatives d’humour à la « Seul sur Mars », des ersatz d’émotions en mode « Interstellar », et bien sûr des scènes d’actions à la « Gravity ». Cela ne suffit malheureusement pas à en faire un film équilibré, pire, c’est tout le contraire. Le film est pauvre, très pauvre niveau scénario et ne transpire aucune émotion. Là où « Seul sur Mars » faisait rire, Passengers arrache difficilement un sourire. Lorsque Christopher Nolan nous faisait pleurer, Passengers nous fait soupirer… La seule bonne chose à tirer du film sont les quelques premières minutes qui dévoilent un vaisseau spatial – l’Avalon – qui traverse l’espace. Les plans extérieurs du vaisseau sont magnifiques. Pour le reste, le film n’a aucun intérêt.

Cependant, quelques questions se posent, notamment sur la fin du film. Au-delà des interrogations classiques, il existe aussi de nombreuses incohérences dans ce film qui se détache de toute réalité scientifique. Nous avons aussi relevé quelques références externes au film.

Cet article est 100% spoilers sur l’histoire et le déroulement de l’intrigue du film. Nous vous conseillons (ou pas) de le voir avant de lire.

Page 1 : Synopsis et résumé détaillé du film (ci-dessous)

Page 2 : Explication de la fin, incohérences et références

Synopsis

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

Résumé du film Passengers

Durant le trajet qui conduit 5000 colon depuis la planète Terre vers la colonie Homestead II, le vaisseau spatial Avalon subit une grave panne en traversant un champs d’astéroïdes. Une de ces astéroïdes parvient à traverser le bouclier et pénètre en profondeur dans la salle de contrôle du réacteur à fusion… Les dégâts sont instantanés mais progressifs ! Les perturbations du système sont de plus en plus importantes et démarrent par l’impossible : un « pod » bug et s’allume 90 ans trop tôt. Car le voyage est censé durer 120 ans depuis la Terre, l’ensemble de l’équipage et des passagers étant plongés dans un profond sommeil artificiel. Le premier à être réveillé est Jim Preston (Chris Pratt), qui va rester seul à bord de l’Avalon durant plus d’un an. Etant mécanicien de métier, il va tenter de pénétrer dans la salle des commandes, ou encore de redémarrer son pod, sans succès. Au bout d’un an d’intense solitude, compensée uniquement par la présence de l’androïde-barman Arthur (Michael Sheen), il prend la décision de réveiller manuellement Aurora Lane (Jennifer Lawrence). Il ne prend pas cette décision par hasard ! Durant des semaines, il se renseigne sur Aurora Lane et tombe amoureux d’elle au travers d’interview et des livres que l’écrivaine a déjà publié.

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Durant de longs mois, les deux passagers vivent une intense histoire d’amour. Cependant, Aurora Lane ne découvre qu’après une année que son « pod » a été ouvert par Jim Preston. C’est Arthur qui lui dévoile l’information alors que Jim Preston étant proche de lui offrir une bague, symbole de mariage. Résulte de cette découverte une amère déception pour Aurora qui refuse tout contact avec Jim… Ce dernier tente toujours de renouer le contact avec Aurora, sans succès… Jusqu’au moment où le vaisseau Avalon subit de nouvelle avaries de plus en plus fréquentes ! Un membre d’équipage est réveillé à son tour par erreur, deux ans après le réveil de Jim. Gus Mancuso (Laurence Fishburne) est un officier de quart (et donc membre de l’équipage) très mal en point, dont la sortie de sommeil artificiel est la résultante d’un autre très grave bug dans le système de l’Avalon. Ses accès spéciaux à toutes les zones de l’Avalon permettent aux trois « naufragés » de mener un diagnostic en profondeur du vaisseau. Sauf que l’état de santé de Gus Mancuso est très grave du fait de son réveil anticipé. Il meurt dans les heures faisant suite à son réveil… Laissant Jim et Aurora seuls à nouveau à bord.

L’Avalon subit alors d’énormes failles dans ses systèmes : les robots tombent en panne à la chaîne, la gravité artificielle se désactive temporairement et le réacteur menace d’exploser. Jim tente de réparer le réacteur à fusion mais c’est chose impossible depuis la salle de contrôle, il est nécessaire de procéder à une purge du réacteur, en ouvrant la trappe depuis l’extérieur. Jim Preston s’équipe donc pour mener une sortir et tenter d’ouvrir la porte, tandis que Aurora reste dans la salle de contrôle. Maintenant la porte extérieure ouverte à bout de bras, Jim est projeté dans l’espace suite à la purge du réacteur. Aurora parvient à le sauver en sortant elle-même avec la combinaison spéciale. Mais il est trop tard, Jim Preston est déjà mort ! Elle va donc user l’Autodoc, un module-pod de santé pour « ressusciter » Jim Preston.

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Grâce à leurs actions combinées, le vaisseau spatial Avalon est sauvé ! Les 4998 autres passagers sont sains et saufs. Aurora et Jim se réconcilient et trouvent le moyen de vivre ensemble à nouveau. Jim découvre que l’Autodoc pourrait être utilisé pour entrer dans un sommeil artificiel et ainsi parvenir jusque Homestead II, comme prévu initialement. Sauf que l’Autodoc ne peut contenir qu’une seule personne à la fois… Il propose donc à Aurora Lane de l’utiliser.

A l’issue du voyage, 88 ans plus tard, le plan final montre le Grand Hall de l’Avalon recouvert d’arbres et peuplé d’animaux. On ne sait pas si Aurora Lane à choisit d’entrer dans l’Autodoc ou bien si elle a décider de vivre avec Jim Preston pour le restant de sa vie, coincée sur l’Avalon. La voix off suggère qu’elle est restée…

Passons maintenant à l’explication de la fin du film Passengers !

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16 commentaires sur “Passengers : explication de la fin et incohérences du film”

  1. Fanchement je trouve juste le film génial de + le chroniqueurs n’a même pas pris la peine de ce concentrer puisqu’il a mis 98 ans alors que c’est 88 … Un film que je vous conseille.

  2. Le chroniqueur a oublié d’ouvrir ses oreilles à la fin du film… où il voulait faire croire qu’il y avait une fin « caché » au film. la dernière phrase est pourtant clair « si vous lisez ces lignes…. nous on s’est trouvés et on a vécu… ensemble » où donc n’est-ce pas clair sachant qu’elle est écrivaine ?

  3. arcturus est a 37 A/L par conséquent en voyageant a la moitié de la vitesse lumière au mmoment ou ils croisent cette etoile il on fait 74 ans de voyages et pas 32 ans

  4. J’ai trouvé une autre incohérence.
    Quand l’Avalon passe à proximité d’une géante rouge, l’IA du vaisseau invite à profiter du spectacle dans une salle d’observation.

    A qui se serait destiné ce message vu qu’aucun passager ou membre d’équipage n’est censé être réveillé à ce moment là ?

  5. Mouais. Comme relevé par les autres, pas très consciencieux, comme article. Et j’ajouterai que même plusieurs de ces « incohérences » n’en sont pas tant que ça, voire pas du tout pour certaines :

    « Un vaisseau de luxe… bien inutile ! »
    Je ne vois pas en quoi. De un, comme on le voit d’ailleurs très bien dans le film avec les cabines et la nourriture, tous les passagers sont loin de disposer du même niveau de confort, et de deux, 4 mois c’est franchement pas si mal pour une croisière, et encore plus comme ça à travers l’espace (-> raison de plus de marquer le coup et d’en profiter).

    « L’Avalon « arbre de Noël » »
    Ça c’est pas faux. Après c’est pas trop grave non plus, mais l’article ne le prétend pas, donc pas de souci.

    « Des équipements médicaux insuffisants ! »
    Oui et non. Déjà il n’est censé être utilisé que 5 mois sur 120 ans, et ensuite il a l’air extrêmement rapide. Sans compter que le rôle n’est absolument pas comparable à celui des chaloupes, qui sont de surcroît forcées de transporter tout le monde en même temps.
    Cela dit, c’est vrai que le vaisseau semble quand même un peu grand ; j’en aurais mis 2 ou 3, mais c’est loin d’être aussi problématique que ce que cet article semble dire.

    « Une combinaison spatiale indestructible »
    Autant il est vrai que la résistance de la combinaison semble quelque peu exagérée (après pourquoi pas, si ça tombe ce genre de combinaison sert aussi à des travaux ou entretiens en conditions relativement dangereuses, c’est aps impossible non plus), autant la comparaison avec la situation dans la « chambre de combustion » (à défaut d’un meilleur terme) est déplacée : dans ce dernier cas, tout est sous pression en plus d’être chaud, ce qui engendre les risques d’explosion et fait tout partir en couille, tandis qu’à l’ouverture on a juste le problème de chaleur. Bon, et la force du gaz qui doit l’expulser mais c’est justement ce qui se produit.
    Bref, les conditions étant très différentes, normal que l’intérieur du vaisseau résiste moins bien que la combinaison.

    « Aucun système de sortie d’hibernation pour l’équipage en cas d’urgence »
    Fâcheux, oui, mais on peut toujours supposer que l’avarie a grillé ce système avec l’ordinateur du réacteur. Bon, c’est un peu facile, mais c’est mieux qu’une incohérence sans être particulièrement alambiqué.

    @Florent06 :
    Je dirais tout simplement que le système s’active car détecte à la fois la présence de passagers conscients et l’étoile à proximité. Comme les autres systèmes du vaisseau (barman, réfectoire, etc.) s’activent et remplissent leur rôle avant la date prévue, tout simplement.

    Si vous voulez une autre vraie incohérence, par contre 😛 :
    La planète est beaucoup trop proche au moment où l’équipage se réveille à la fin, il reste à tout casser quelques heures, là 😛 .

  6. Mettre principalement à l’écran deux acteurs est à noter car au delà du gigantesque vaisseau Avalon, ce film est aussi un huis-clos. Durant le premier tiers, on pense immédiatement à Robinson sur son ile avec pour vendredi, ce gentleman-barman humanoïde. Oui, l’action est loin d’être prenante, mais les introspections et choix autour du réveil d’Aurora renvoient à des réflexions intéressantes. Et les quelques répliques au sujet de l’argent sont tout de même rares dans un film SF. L’inutilité de réparer les objets sur terre pour Jim est aussi une critique en creux de la société de consommation où tout serait devenu immédiatement jetables. Enfin, les quelques références à la France ou à la culture française sont également amusantes.

  7. Moi j’ai vraiment adoré ce film de SF. Je pense pour l’hypothèse où ils restent ensemble et pourquoi pas ont des enfants. J’aimerais tellement une suite 🙂

    Sinon pour les équipements médicaux c’est vrai que une machine pour plus de 5.000 p c’est légers après il peut y en avoir plusieurs en soute car il va falloir qu’ils vivent sur les colonies. Concernant les lumières c’est un peu absurders mais plosible d’autant que la majorité s’allume quand il se réveil.

    Pour le passage près de la géante rouge peut être que le vaisseau qui sais que des gens son réveillé envoi des messages par défault mêmes si c’est quand même absurde.

    Enfin une petite incohérence pour moi c’est

  8. Vos hypothèses sont complètement debiles bien sûr que c’est l’hypothèse 1 les autres sont impossible pck si il aurait eu dès enfant ou si ils était tjrs en vie (ou juste aurora) on les aurait vu à la fin donc si vous arrivez pas comprendre une fin c pas notre problème……. 😡

  9. Moi aussi j’ai bien aimer (surtout que je suis un grand fan de Jennifer Lawrence) personnellement je ne pense pas qu’ils ont eut des enfants sinon je pense qu’on les aurait vu à la fin et cet article ma rendu furieux déjà pck le gars comprend rien à la fin et surtout « ce n’est qu’un films » bien sûr que les Lumière reste allumer; le réalisateur voulait nous montrer la beauté de l’Avalon donc il allait pas tous éteindre …. bref je remet en cause tous cet article je ne suis pas d’accord

  10. Bravo vous êtes mon héros en tant que fan de Jennifer Lawrence je suis en désaccord avec tous ce qui ai mentionné dans cet article

  11. Techniquement les invraisemblances c’est pas grave mais juste amusant à lister comme dans tout bon filme de SF :
    – le réacteur semble être un réacteur à fusion (on suppose que les développements en cours ont abouti, lisez science et vie) donc le joli tourbillon rouge ou bleu c’est une sorte de plasma à plusieurs milliers de degrés pire que celui des torches à plasma qui te découpent des plaques d’acier de quelques centimètres ! Donc le beau mec il est réduit en cendre en quelques secondes lors de la purge
    – On a mis une grande fenêtre pour contenir ce truc : suicidaire inutile et invraisemblable à mon avis
    – Faire pousser des racines dans les parois d’un vaisseau c’est pas un peu risqué ?
    – Pour les durées de voyage : pour voyager à 50% de la vitesse de la lumière, il faut accélérer et ralentir pendant un bon moment pour ne pas être écrabouillé par l’accélération
    – La forme du vaisseau : tout pour la frime ! (est-ce bien rassurant pour les passagers) mais bon c’est sympa pour le visuel il faut bien qu’à chaque film les créateurs des vaisseaux se fassent plaisir (pour moi le top c’est le NARADA dans le star trek de 2009)

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