Critique de Babysitting 2 : escale au Brésil !

Appuyé par une belle promotion, le premier film Babysitting sorti en 2014 avait cartonné en France. Un film sympathique, filmé en grande partie en found footage (extraits de films amateurs : téléphones portables, caméra...), bénéficiant d'un modeste budget d'environ 3,4 millions d'euros.

Portée par ce succès, l'équipe du du film repart à l'aventure, toujours sous la direction de Nicolas Benamou & Philippe Lacheau.

Synopsis

Sonia souhaite présenter Franck à son père, Jean-Pierre directeur d’un hôtel écologique au Brésil. Toute la bande s’y retrouve ainsi pour y passer des vacances de rêve. Un matin, les garçons partent en excursion dans la forêt amazonienne. Jean-Pierre leur confie sa mère acariâtre Yolande. Le lendemain, ils ont tous disparu… On a juste retrouvé la petite caméra avec laquelle ils étaient partis. Sonia et son père vont regarder cette vidéo pour retrouver leur trace…

Critique de Babysitting 2 : une suite ridicule

babysitting_2_filmCette fois-ci, le film bénéficie d'un budget bien plus conséquent. C'est avec 9,4 millions d'euros que la bande de joyeux lurons débarque au Brésil pour 90 minutes de délire. A ce prix là, on se demande si le budget n'a pas servi qu'à payer le chèque de Christian Clavier... Car avec cette somme, il aurait été peut être plus intéressant de payer un scénariste, un dialoguiste, un monteur, bref, une équipe de tournage !

Alors que le premier film était un enchaînement assumé de catastrophes très terre-à-terre presque crédibles, ce second opus ressemble plus à une tentative de faire un "Les Bronzés 3" pour les jeunes de notre époque. Et c'est très mauvais. Au départ, on retrouve une histoire on ne peut plus basique de voyage entre amis, de demande en mariage et donc de rencontre avec la belle famille. Au niveau des clichés, on est servi ! Le futur genre qui gaffe auprès de la belle famille, et en particulier du beau père (Christian Clavier). Une confrontation d'idéaux autour de l'écologie. Une dispute de couple assortie de querelles amoureuses et bien sûr, une grosse dose de jalousie.

babysitting_2_film_3En synthèse : cela ne vole pas très haut et on devine aisément quels ressorts de l'intrigue (si on peut parler d'intrigue) vont être utilisés et à quels moments. En plus d'un scénario qui ne casse pas trois pattes à un canard, les scènes comiques sont totalement prévisibles. Le décor est posé 10 minutes à l'avance pour chaque gag. Certaines séquences sortent tout simplement de nul part, surfant sur une débilité latente, thématique principale du film. Nous retiendrons une ou deux scènes réellement drôles se déroulant dans un avion... Les quelques dialogues un peu croustillants viennent de la grand mère embarquée dans la jungle ainsi que du couple crado/déluré Alex/Estelle (Charlotte Gabris)...

babysitting_2_film_2Pour revenir au "format" de Babysitting 2, on retrouve des morceaux issus de found footage de la Go Pro d'Alex (Julien Arruti) ainsi qu'une caméra plus posée. Le montage alterne entre ces deux modes de tournage, sans réelle cohérence. D'ailleurs, le passage (long) durant lequel la belle famille découvre les frasques de l'équipe toujours perdue dans la jungle ne fonctionne pas... Explications : on se retrouve devant une caméra qui film des acteurs qui regardent d'autres acteurs qui se filment. Lors d'un gag, d'une action ou autre, ce public "belle famille" réagit. Sauf que cela ne colle pas toujours aux réactions de la salle qui regarde le film ! Malheureusement, l'histoire tire en longueur du fait d'un manque cruel de rythme. Ce rythme est souvent cassé par un retour au "faux public belle famille".

Le cinéphile trouvera ce film mauvais (au mieux), tandis que l'adolescent dira "tout était devinable mais c'était grave marrant". Le cahier des charges semble respecté si l'on considère une cible jeune (très jeune ?)...

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1 comment

  1. Lea 3 décembre, 2015 at 08:22

    Juste, la critique, j’ai d’ailleurs toujours peur des films qui s’étale du genre vouloir faire mieux que la première fois et du coup mettre plus de budget pour faire excuser moi du n’importe quoi

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