Critique de Good luck Algeria de Farid Bentoumi

Qualifier l’Algérie en ski de fond pour les jeux olympiques d'hiver. Voilà le pitch de Good Luck Algeria, une comédie qui fait du sport un vecteur de rapprochement entre deux cultures.

Synopsis

Sam et Stéphane, deux amis d’enfance fabriquent avec succès des skis haut de gamme jusqu’au jour où leur entreprise est menacée. Pour la sauver, ils se lancent dans un pari fou : qualifier Sam aux Jeux Olympiques pour l’Algérie, le pays de son père. Au-delà de l’exploit sportif, ce défi improbable va pousser Sam à renouer avec une partie de ses racines.

Critique

Plus que le dépassement de soi et le courage, le premier long-métrage de Farid Bentoumi a l'ambition d'évoquer la famille à travers la situation des immigrés de seconde et troisième génération, vivant entre deux cultures.

Tiré d'une histoire vraie, le réalisateur Farid Bentoumi raconte l'histoire de son frère, Nouredine Maurice Bentoumi qui a (attention spoiler) fait les jeux olympiques de Turin en 2006 sous la bannière de l'Algérie. Cependant, le film n'est pas qu'une pâle copie de Rasta Rocket, film à succès de 1994 retraçant le parcours héroïque de l'équipe jamaïcaine de bobsleigh.

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Porté par l'excellent Sami Bouajila, ainsi que Franck Gastambide et Chiara Mastroianni, Good Luck Algeria a le mérite d'être une comédie délivrant un message d'ouverture entre les cultures loin des stéréotypes du genre. Les personnages principaux sont ainsi loin des clichés habituels sur les communautés et font un portrait rafraîchissant de l'immigration.

Le néo-réalisateur prétexte alors une comédie poilante pour évoquer la transmission, les liens retrouvés avec ses racines ou encore la filiation. Bien qu'étant un film inoffensif dans son traitement, Good Luck Algeria fait mouche dans son discours bienveillant à l'égard des populations immigrés. Drôle, touchant et conscient, le premier film de Farid Bentoumi est une comédie agréable à regarder et on lui pardonne volontiers les maladresses d'une mise en scène peu inspirée.

Au delà de ce métrage, purement anecdotique, se dessine un portrait agréable du vivre-ensemble à travers une famille à cheval entre deux pays, deux cultures.

K.SAVORNIN

 

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