Critique de Möbius d’Eric Rochant

Après avoir réalisé un des films les plus réussi sur le monde de l’espionnage, Les patriotes, Eric Rochant sort, mercredi, Möbius. C’est à la fois un film d’espionnage et une histoire d’amour, avec un soupçon de criminels en col blanc. Prometteur !

Synopsis

Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires, Rostovski. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance pour quelle se rapproche de ce dernier. Mais Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.

Critique

mobius_affiche

Décidemment, l’espionnage est le domaine de prédilection d’Eric Rochant. Les patriotes décrivait l’univers du Mossad et la vie quotidienne d’un de ses agents. Ce film est reconnu un des films d’espionnage les plus réalistes. On attendait donc beaucoup de Möbius, pourvu d’un casting séduisant qui plus est.

Le film est présenté, par l’auteur lui-même, comme une histoire d’amour en premier lieu. J’étais donc un peu sceptique en allant le voir. La prépondérance d’une histoire d’amour sur celle de l’espionnage est rarement une réussite. Espion(s) de Nicolas Saada en est le parfait exemple. Finalement, les deux aspects sont équilibrés. Ils sont, d’ailleurs, tous les deux bien imbriqués et se complètent parfaitement. L’intrigue est bien construite. Les double-jeux  n’en finissent plus et on ne sait plus qui sait quoi. On se laisse porter par le suspens et c’est très agréable. Le trio FSB-CIA-Rostovski (Tim Roth) est prenant et plein de faux semblants où on ne peut faire confiance à personne. On s’attache au couple Dujardin-de France tout en sachant qu’il n’y de grandes chances pour que ça finisse mal. La fin est d’ailleurs originale, différente des classiques happy-end ou tragédie. Ils continueront tous les deux à payer longtemps ce qui s’est passé entre eux. Ni sucrée, ni mielleuse, leur histoire au centre d’un ensemble dont les enjeux les dépassent tous les deux. Ils ne sont que les marionnettes de leurs services respectifs, où finalement c’est la lutte pour le pouvoir qui gagne.

Jean Dujardin et Cécile de France ont une alchimie à l’écran évidente. Leurs scènes sont touchantes et sincères. Après les hilarants OSS 117, Dujardin en espion était un pari risqué et on s’attendait au pire. Pas évident d’oublier Hubert Bonisseur de la Bath ! Mais pas du tout, le français oscarisé est excellent et se fond dans le rôle de cet espion amoureux. Tim Roth en mafieux russe est tout aussi crédible. Un rôle de méchant qui lui va bien, comme souvent. Il nous avait manqué sur le grand écran !

Möbius est un film à ne pas rater. Sans être forcément réaliste, l’intrigue est crédible et captivante.

Critique de Möbius d’Eric Rochant

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Coralie Barroul, il y a 5 ans et 4 mois.

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