Critique La taupe de Tomas Alfredson


Trois ans après le génial Morse, qui avait laissé plus d'un fan de films de vampires par terre, le réalisateur suédois Tomas Alfredson, avec La taupe, signe un film d'espionnage au casting 5 étoiles. Verdict ci-dessous.

Synopsis
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.

Lorsqu'il s'est penché sur Morse, Tomas Alfredson n'était pas vraiment intéressé par le mythe des vampires. Il s'est focalisé sur d'autres aspects, d'autres thématiques et c'est ce qui a su faire la force du film. Pour La taupe, c'est légèrement différent, même si on retrouve des similitudes dans le traitement. Cette fois-ci, nous sommes dans le genre du film d'espionnage et Tomas Alfredson le respecte à la lettre. Fausses morts, faux traitres, fausses informations, faux amis et vrais flash-back qui servent à faire avancer l'intrigue... On ne sait jamais à qui se fier dans le film. On se demande même certaines fois dans le film si le personnage principal n'est pas la fameuse taupe qu'il est chargé de retrouver. La reconstition historique est une pure réussite. Les décors, les costumes et même l'image nous donnent le sentiment d'être plongés en 1973, en pleine guerre froide.

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En même temps, comme Morse n'était pas qu'un film de vampires, La taupe n'est pas qu'un film d'espionnage. C'est également une merveilleuse histoire sur les rapports humains. Pris au piège de la grande Histoire, les hommes de ce film ont bien du mal à avoir une vie, leur propre histoire, en dehors de ces affaires d'espionnage.

Les différents personnages bénéficient tous d'acteurs au sommet de leur forme. Outre Gary Oldman, ce sont surtout les seconds rôles Tom Hardy, Benedict Cumberbatch et Mark Strong qui impressionnent. Quelques mois après son excellente interprétation dans Or noir de Jean Jacques Annaud, Mark Strong, en quelques scènes, confirme qu'il est l'un des tous meilleurs acteurs du moment et c'est bien dommage de le voir trop souvent cantonné à des rôles de méchants dans les films hollywoodiens. Il donne une humanité incroyable à son personnage, qui, en 4 ou 5 scène, vole la vedette à tout le reste du casting. Dans ses rapports avec un autre personnage du film, on retrouve la même ambigüité qui faisaient les relations entre les différents personnages de Morse.

Car au final, c'est bien cela, les films de Tomas Alfredson : Des films très bien réalisés, qui prennent leur temps, bénéficiantd'une ambiance hors pair. Mais surtout des films sur les rapports entre les hommes.

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Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par  J Vanderhoost, il y a 6 ans et 1 mois.

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  • #17916 Répondre

    Christopher Guyon
    Admin bbPress

    Trois ans après le génial Morse, qui avait laissé plus d’un fan de films de vampires par terre, le réalisateur suédois Tomas Alfredson, avec La taupe,
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    #17917 Répondre

    J Vanderhoost

    Film qui aurait gagné à être resserré, raccourci.

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