Critique X-men Le Commencement de Matthew Vaughn


 

Après trois films de qualités inégales, un spin off centré sur Wolverine et trois réalisateurs différents c’est finalement au tour de l’américain Matthew Vaughn de nous livrer sa vision cinématographique du comic phare de Marvel. Le jeune réalisateur qui s’était déjà fait connaître par les sympathiques Kick Ass et Layer Cake choisit ici de nous raconter l’origine des X-men et de ceux qui allaient devenir le professeur X et Magneto.

 

Synopsis : Les premiers pas des mutants dans l'école de Charles Xavier lors des années 60, une époque où le président est John F. Kennedy, où Martin Luther King et Malcolm X apparaissent à la télévision, symbole de l'espoir en l'avenir… Comment Charles Xavier et Erik Lehnsherr se sont-ils rencontrés ? Quel est leur rêve pour un futur où mutants et humains cohabiteraient ? L'équipe des X-Men commence à prendre forme face à Sebastian Shaw et son Club des Damnés…

Force est de constater que le film démarre sous de bons auspices. Après un prologue particulièrement efficace nous voici transporté au début des années 60 en pleine guerre froide. Le choix de l’époque, en plus d’offrir un début de scénario original, permet d’insuffler au film un sentiment de légèreté propre aux sixties. Le réalisateur est également bien aidé ici par deux acteurs très en forme. Si Michael Fassbender est très convaincant dans son rôle de jeune Magneto, la palme revient à James McAvoy qui s’en donne à cœur joie dans le rôle de Charles Xavier, finalement plus proche d’Austin Powers que du professeur X. Les scènes comiques sont d’ailleurs légions dans ce film avec une préférence particulière pour la (bien trop) courte apparition de Wolverine.

 

Néanmoins, de l’humour et de bonnes intentions n’ont jamais suffi à faire un bon film, et s’il avait bien démarré ce nouveau X-men tourne assez rapidement en rond. En effet, le scénario devient rapidement poussif et d’une affligeante banalité. Le contexte de guerre froide est ici totalement sous exploité avec des scènes à la limite de la caricature totale. On pensera notamment aux réunions de l’état major US dans un bunker souterrain qui feraient presque passer Docteur Folamour pour un film réaliste. La majorité des acteurs (à l’exception des deux cités au dessus et de Kevin Bacon qui tient son rang de méchant) sont particulièrement mauvais, en particulier ceux incarnant MacCoy et Raven. Emma Frost quant-à elle, qui rappelons le est censé incarner ici une des grandes méchantes de la saga X-men, est extraordinairement fade (ce qui semblait pourtant difficile vu ses tenues). Par ailleurs, les effets spéciaux ne sont pas très impressionnants et parfois assez mal foutus comme dans cette scène finale ou un sous marin russe vient s’échouer sur une plage. Enfin, les costumes oscillent souvent entre le bon (les costumes des X-men sont plutôt bien faits) et le terriblement mauvais (comme ce déguisement final de Magneto d’un kitsch absolu).

Finalement tout est-il à jeter dans ce nouveau X-men ? Par forcément. En effet, pour peu que vous ne soyez pas trop regardant ce nouvel opus sera en mesure de vous divertir de façon agréable et reste finalement très supérieurs aux derniers épisodes de la saga et notamment au catastrophique X-Men Origins: Wolverine.

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