A cure for life : Analyse et explications de la fin du film

Un institut à l'histoire bien sombre

Dès le début du film, le chauffeur prévient Lockhart : les locaux, les habitants du village éprouvent une haine viscérale à l'encontre de l'établissement en haut de la colline. Ceci est du à des évènements horribles qui se sont déroulé 200 ans plus tôt.

Un passé bien particulier

Dès son arrivée à l'institut Volmer, le jeune Lockhart est informé que les locaux, à la condition financière plus que difficile, sont très antipathiques vis à vis du spa et de ses patients. Ceci s'explique par une légende locale au sujet d'un baron complètement fou qui vivait dans le château 200 ans plus tôt.

Tombé amoureux de sa propre soeur, victime d'une maladie incurable, celui-ci a tout tenté pour la sauver. Il a notamment commencé à faire des expériences médicales plus que douteuses, dont les ancêtres des habitants du village ont été victimes. Des corps momifiés de paysans ont commencé à être retrouvés et ont mené les locaux à une révolte, torches à la main. Le château s'est retrouvé en feu, presque entièrement détruit, et le baron et sa soeur ont péri, brûlés par les flammes. Voilà pour la légende qui permet d'entretenir l'animosité entre pauvres et riches dans la région.

Au début du vingtième siècle, des scientifiques achètent le domaine pour le réhabiliter et en faire un espace médical, centré sur la réputation des eaux régénérantes situées dans un caverne au niveau du château, située à l'intérieur même de la montagne.

Le Docteur Volmer en a fait un spa luxueux pour personnes riches, pour la plupart très agés, en quête de bien être et surtout d'un cadre leur faisant oublier le stress de leur vie précédente. Parmi eux, la jeune et étrange Hannah, tout droit sortie d'une autre époque, qui va vite intriguer Lockhart.

Celui-ci va aussi échanger quelques conversations avec un groupe de patients et notamment Ms Watkins, intriguée par le passé du lieu. Elle révélera notamment que le baron était un fasciste, convaincu de la supériorité génétique de son sang (d'ou son amour pour sa soeur). La maladie de sa soeur était en fait l'infertilité et il était obsédé par l'idée d'avoir un enfant pur avec elle, à l'aide des eaux de la montagne (et de corps des paysans du coin donc). Dernière info de toute importance révélée par l'enquête de Watkins : avant que le baron et sa soeur soient brulés vifs, elle était finalement tombée enceinte. L'enfant aurait alors été noyé vivant.

Lockhart va mener sa propre enquête, et, en fouillant dans le bureau de Volmer, il va s'attarder sur une photographie dont certains éléments sont cachés. Un homme au visage bandé, comme s'il avait eu le visage brûlé (vous voyez ou je veux en venir ?) tiens la main d'une petite fille... qui se révèle être Hannah !

Bon, je devais surtout parler background, et ça a déjà pas mal dérivé sur l'intrigue donc focalisons nous sur celle-ci

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15 comments

  1. Jessie 15 juin, 2017 at 10:20

    Beaucoup oublient un détail vital du film, c’est étonnant car le réalisateur a insisté plusieurs fois dessus, pour guider le spectateur. Notez que quand il a été interrogé sur la fin, Gore a refusé de répondre, disant simplement qu’il a joué avec la “paranoïa du spectateur”.
    A partir de ce constat-là il donne un indice : c’est une question de croyance.
    Or, quel est le détail du film qui met le doute ?
    La danseuse.
    “Elle rêve mais ne sait pas qu’elle rêve.”
    Tout devient clair alors : les dents qui réapparaissent sur le personnage comme par magie, le visage du baron qui est monstrueux alors qu’il prend pourtant régulièrement l’elixir comme les autres, la fille immortelle qui tient en respect les anguilles à 2 reprises, à sa naissance, puis à ses premières règles. Tout n’est que symbolique chimérique du rêve du personnage, qui ne sait pas qu’il rêve. Ainsi dans son rêve, le grand méchant est un monstre difficile à vaincre, la gentille pure est épargnée par le destin (via les anguilles qui refusent de l’attaquer), et le personnage se voit tel qu’il se l’imagine, et non tel qu’il est réellement (avec des chicots en moins et une jambe guérie !). La scène finale, le montrant s’évader en vélo avec un grand sourire naïf, montre une mâchoire avec toutes ses dents bien blanches… clin d’œil à la toupie d’Inception qui tourne, tourne, tourne et… (?) 🙂

    Je vous laisse revoir le film avec ces informations, ça deviendra plus clair ! a bientôt

  2. Cam 25 juin, 2017 at 13:16

    On peut facilement voir que le personnage principal rêve : il va dans des endroits humides et même dans l’eau avec son plâtre, qui reste comme neuf

  3. KALAÏS 28 juin, 2017 at 00:23

    Heu l incendie a eu lieu il y a 200 ans soit l âge de la gamine… j ai pas mis 200 ans à avoir mes premières règles! La grosse bourde du réalisateur qui nous prend pour des jambons…

  4. Aliicheex 28 juin, 2017 at 11:12

    Je suis d’accord avec jessie. Je pense qu’à partir du moment où il a eu l’accident au début, toute la suite n’est qu’un rêve ! Sinon pourquoi la danseuse serait un élément phare du film !

  5. Dellas 29 juin, 2017 at 01:37

    J’ai une autre théorie. On voit ces visages que le baron se colle dir la tête pour cacher ses horribles blessures. Ne pourrait il pas avoir remplacé lockheart en se collant son visage, fuyant ainsi le château avec sa bien aimé enfin féconde et acquise ? À réfléchir …

  6. Erid 1 juillet, 2017 at 02:19

    Il y a une scène, que je trouve intéressante après les crédits, alors pitié regardez les films jusqu’au bout.

  7. Maria 25 juillet, 2017 at 03:55

    Autre chose plaide en faveur du rêve. On voit clairement le Dr Volmer dans la grande salle en feu, l’air abasourdi et immobile APRES qu’Hannah et Lockart soient sensés l’avoir tué… Je pense aussi qu’il s’agit de la figure encapuchonnée et enflammée qui s’écroule sur le perron et vers qui deux ou trois membres du personnel se dirigent avec des couvertures . La caméra la quitte juste au moment où le feu est étouffé et qu’on pourrait savoir son identité pour se focaliser sur les deux tourteraux qui décident de prendre la fuite…

  8. Haurell 18 août, 2017 at 21:37

    Bonjour,
    J’ai également noté un détail que vous n’avez pas cité, qui plaide en faveur du délire/rève.

    A environ 1h47 de film : Lockart retire son fichu plâtre, mais est-ce vrai?
    A environ 1h56 de film : la scène ou Lockart entre dans la salle à manger pour faire scandale commence
    On le voit bien entrer dans la salle en train de courir avec la pleine capacité de sa jambe
    Fixez bien sa jambe, la scène est très courte : quand il fait des tours sur lui même pour éloigner les autres patients, il traîne la pâte, comme si finalement son plâtre était toujours la, mais que son esprit pensait s’en être débarrasser…

    Que le débat continue 😉

  9. robert 10 mars, 2018 at 18:10

    Heu… pour l’histoire de la dent, il peut tous simplement s’agir d’une fausse dent… sa n’aurait rien d’extraordinaire…

  10. Ach3nAr 4 mai, 2018 at 06:53

    Bonjour,
    j’arrive après la bataille, mais j’aimerai quand même vous soumettre ma théorie.
    Je vais pour cela partir d’une généralité.
    Lorsqu’une personne raconte une histoire, elle présente ses personnages.
    Un personnage dans son quotidien, apparement banal, puis un imprévu et l’aventure commence. On en sait plus sur lui, l’empathie apparait, on s’identifie à lui, on s’attache à lui : le héros est né.

    A cure for life suit ce même schéma. Le héros travaille dur, il réussi à obtenir une promotion. On nous explique que son père est mort, qu’il a l’air de travailler dur pour permettre à sa mère de vivre mieux…hélas, l’aventure commence : sa hiérarchie souligne les fautes du héros, il risque la prison, bref l’aventure commence.

    Maintenant voici ma théorie : et si toute cette histoire n’était qu’une histoire de CONTRAT ?
    Le narrateur en suivant ce schéma nous laisse penser que Lockhart est le héros , dans le sens “pur” que l’on attend généralement d’un héros… il nous a peut être roulé dans la farine…
    Au début du film, on voit Lockhart dans un train. Séparé par le couloir entre les sièges, à l’extrême opposé du siège de notre “héros” se tient un “CHERUBIN”…un petit garçon innoncent qui déssine sur la vitre : la tête d’un DIABLE.
    Lockhart fixe l’enfant avec de la haine dans le regard.
    On sait qu’il travaille pour une entreprise de wall street. Il a signé un CONTRAT indiquant en gros qu’il doit faire gagner de l’argent à ses patrons.
    Il le fait… en ne respectant pas les règles.
    Quand sa hiérarchie lui signifie qu’il a fraudé “comme un débutant”, il a une analyse de la situation qui prouve qu’il n’en est pas un : “si c’était le cas, vous m’auriez déjà dénoncé”.

    L’entreprise lui propose alors un nouveau CONTRAT : aller chercher Pemprock et lui faire porter le chapeau.
    Ce qu’il va faire…mais au final une fois encore, l’entreprise de Wall street a été berné : personne ne porte le chapeau, et Lockhart va très certainement disparaitre, et comme il le dit lors de l’entretien au début du film : sa position dans la société fait que la commission d’enquête pensera que la fraude vient d’un membre dirigeant.
    Il sera difficile pour ses patrons de rejeter la faute sur Lockhart alors même qu’il a disparu, et très certainement mort dans l’incendie…

    Des détails me frappent :
    le père du héros est un suicidé : il n’aurait donc pas, selon les croyances, accès au paradis.
    On ne sait pas vraiment qu’elle est la relation entre Lockhart et sa mère : au final elle le dit elle même : “comment veux tu que je me sente, alors que je suis dans un endroit ou l’on meurt ?”…ce à quoi le héros répond :” j’ai eu une promotion, je te mettrais ailleurs…”. Mais entre nous : peu importe la valeur de la cage, l’oiseau reste enfermé, et cela restera un mouroir pour la mère…qui va d’ailleurs mourir, et qu’on verra BRULER dans son cercueuil.
    Le FEU. Le château a brûlé il y a 200 ans. Le barron et sa soeur/femme aussi.
    Le château BRULE encore 200 ans après, et le barron aussi.
    Et d’une certaine façon, l’entreprise de Wall street va se CONSUMMER elle aussi, quand la fraude sera découverte.

    Je continue avec les CONTRATS :
    il y a 200 ans, le baron a brûlé, et sa fille a été jeté dans l’eau putride.
    SUPPOSONS : Le baron voulait devenir immortel. Un CONTRAT a t il été fait afin qu’il accède à l’elixir ? mais le baron a été trompé ?
    Le baron et sa soeur n’ont pas pu avoir d’enfant viable. Un CONTRAT a t il été fait afin qu’elle réussise quand même à tomber enceinte et à ce que l’enfant vive ?
    mais ils ont été trompé : le baron a brûlé, sa soeur/femme aussi, et l’enfant a été jeté vivant dans l’eau avec les anguilles…

    Je tiens à souligner la SYMBOLIQUE de l’anguille dans l’histoire : Lockart lui même est une anguille. Il réussi à s’échapper de l’entreprise de Wall street, glisse à plusieurs reprises entre les mains du personnel du sanatorium…
    l’anguille ressemble d’ailleurs fortement à un serpent dans de l’eau…
    l’eau de la CURE “bienfaitrice”, et les anguilles/serpent du mal.

    Dernier CONTRAT : Lockart a signé (à ses dépends ? pas sûr…) un formulaire lorsqu’il arrive au sanatorium, qui finalement serait la preuve qu’il voulait y être soigné.
    Ce qu’il va faire…mais au final le sanatorium est détruit, et lui s’en va librement.
    le Sanatorium a été dupé lui aussi ?

    POUR CONCLURE :
    Lockart est une anguille, il se faufile entre les mains de ses ravisseurs, entre les difficultés.
    Grâce à l’anguille, le baron a pu mettre au point un elixir de vie.
    Grâce aux anguilles, la fille a survécu.
    Lockart est le seul qui a subi le traitement avec les anguilles, et qui arrive pourtant à sortir de sa torpeur, alors que les autres pensionnaires sont tous soumis.

    A mon sens, Lockart est le diable ou un démon. Une anguille/serpent qui représente le mal. Il conclu des pactes (contrats de travail, contrat pour aller chercher Pembrock, contrat pour se faire soigner), qu’il honore, mais toujours aux dépens des personnes avec qui il a signé.

    On peut se dire que le diable a signé un pacte avec le barron pour avoir la vie éternelle : au prix de perdre son visage.
    un pacte pour qu’il puisse se marier avec sa soeur : au prix qu’elle brûle.
    un pacte pour qu’il puisse avoir une descendance pure : au prix qu’à l’âge adulte, elle lui revienne, à lui seul. Ce qui explique pourquoi les anguilles n’attaquent pas la fille… et s’appaisent quand elle saigne…elle a eu ses premières règles, elle est une femme à présent.

    On peut donc se demander si Lockart n’a pas provoqué tout cela uniquement dans le but d’aller finir le travail d’il y a 200 ans et pour récuperer ce qu’on lui doit : la fille vierge.

    Cela explique les “visions” de la mère, qui finalement ne sont peut être que les projections de Lockhart/diable pour la torturer, la laissant dans un mouroir, et lui donnant des visions de la danseuse/fille qu’il attend depuis 200 ans… C’est une façon de patienter pour lui…
    Son père qui se suicide alors que Lockart/diable est présent.
    Le feu qui est présent tout le long du film en opposition avec l’EAU “bénite” de la cure…
    On lui enlève des dents, mais elles sont encore là finalement…
    A t il seulement eu la jambe brisée ? on lui a fait croire ? ou cela lui a t il servi un temps, puis il a choisi d’enlever le plâtre lorsque cela ne servait plus son intérêt ?
    Il est la tentation : il fait en sorte que la fille le suive en ville…Elle se met à danser de façon langoureuse dans le bar…elle goûte de la bière pour la première fois…elle a envie de se maquiller…Elle fini par devenir une femme…
    Et si finalement, le sourire de Lockart lorsqu’il part avec la fille en laissant Wall street et le baron derrière lui, n’était pas qu’un sourire de soulagement…mais bien un sourire diabolique ?

    voilà désolé d’avoir été long, mais je voulais être le plus exhaustif possible pour expliquer ma théorie.

  11. Ach3nAr 4 mai, 2018 at 07:37

    dernière précision et je m’arrête là : on peut se dire que diable/lockhart a manigancé le fait d’aller au sanatorium, car à l’origine ce n’est pas lui qui est choisi pour aller chercher Penbrock, mais son collègue qui fait justement, tout à fait par hasard, une crise cardiaque juste avant de se voir confier cette mission…
    Lockart le sait (il le dit au conseil) et Pembrock lui même est surpris que ce soit lui qui soit venu et pas son collègue…
    voilà j’arrête de saouler !

  12. Hippik 8 avril, 2019 at 11:26

    Je pense que l’eau dans la nappe sous le château est sale (jaune) et je suis pleine d’anguilles. Le docteur force ses patients à la boire avec le tuyau dans la trachée pour utiliser leur corps comme un filtre qui purifie l’eau : de cette eau filtrée, il extrait un élixir très puissant mais de seulement quelques gouttes car très pur et le reste, moins pur, est déversé dans la caverne : dans cette eau, il reste des embryons d’anguilles qui sont passés à travers le filtre organique du corps humain. Dans la caverne, ils grandissent et cela explique la présence des anguilles dedans. Par ailleurs c’est cette eau que l’institut puise et fait boire aux patients, d’où la présence au début du film d’un embryon d’anguille que Lockhart trouve dans son verre d’eau.

  13. Hippik 8 avril, 2019 at 11:50

    « Est pleine d’anguilles » désolé erreur de frappe.
    Et je pense que Lockhart est le diable incarné car depuis son enfance, il voit la mort de près : son père qui se suicide, accident de voiture grave, la mort du cerf. Il côtoie la mort de près et le petit garçon dans le train qui dessine un diable rappelle que Lockhart est le diable incarné depuis son enfance mais il ne le sait pas. Cette ignorance de Lockhart, ce flou dans sa tête mais auquel il ne peut apporter des réponses car il n’en a pas conscience, c’est la même ignorance, le même flou qui existe dans la tête du spectateur, qui ne sait pas si la scène qu’il a vu était réelle ou si c’était une vision diabolique telle que perçue par Lockhart. Et en réalité, aucune réponse ne peut être apportée de façon certaine, on ne saura jamais. La seule chose sûre, selon moi c’est qu’il est le diable, d’après le sourire narquois et diabolique à la fin du film. Le fait qu’il n’en ait pas lui même conscience est l’ignorance du spectateur sur la véracité de ce qu’il a vu.

  14. Begue 17 novembre, 2019 at 02:38

    C’est fou comme vous avez tous oublier le fils du docteur de la ville qui dessine et donc prédit l’incendie du château voila

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