Under The Silver Lake : Explication d’un film bien mystérieux

Under the Silver Lake était en compétition officielle à Cannes, et autant dire qu’il a fait parler. Film au style assumé, il reste très étrange et mystérieux. Retour sur quelques points qui méritent des explications.

Après It Follow, David Robert Mitchell était de retour à Cannes, mais cette fois en compétition officielle. Après son film d’horreur au style très apprécié et au sous texte intelligent qui lui ont valu des éloges, c’est un film au style tout aussi assumé et étrange qui prend place. Under the Silver Lake apparait comme l’ovni de la compétition, le film qui nous perd et nous transporte, bien qu’on ait un peu l’impression d’être défoncé ou apathique, tant on suit sans vraiment comprendre.

En suivant Sam – joué par un très bon Andrew Garfield – qui recherche une fille qu’il devait revoir après une première rencontre et qui a subitement vidé l’appartement dans lequel elle vivait, on se retrouve à déjouer des machinations et complots d’envergure mondiale pour certains d’entre eux. Très étrange, Under The Silver Lake recèle de nombreux mystères qu’il convient d’expliquer et pose de nombreuses questions qui restent sans réponse.

Les références et inspirations

Surtout, la réalisation de David Robert Mitchell et sa mise en scène recèlent beaucoup d’appartenance à des styles et des réalisateurs connus, et aussi réputés pour leur gout du mystère et leur faculté à nous perdre. On peut fortement penser à Inherent Vice de Paul Thomas Anderson ou au style du film noir – le côté enquêteur loseur malgré lui comme dans Kiss Kiss Bang Bang par exemple. Mais il y a surtout deux réalisateurs dont on ressent grandement l’influence dans Under the Silver Lake : David Lynch et Alfred Hitchcock.

On ressent du premier une mise en scène bien particulière et une faculté à nous perdre, avec une façon de filmer Los Angeles qui fera automatiquement penser à Mulholland Drive. On retrouve dans les deux films une grande bizarrerie des situations également. Ce n’est évidemment pas aussi poussé que le maitre du genre, mais il s’agit d’une inspiration évidente. Pour le second, le sens du mystère et du polar bien senti fait ressortir des références à Vertigo ou Fenêtre sur Cour par exemple, sans oublier certains effets de mise en scène.

Malgré toutes ces références, Mitchell en sort un film pourtant bien à lui, en célébrant Los Angeles comme la ville du mystère et du polar et en ajoutant une bonne grosse dose de culture geek et underground – hipster diront certain, mais on trouve que l’on en reste éloigné – Il parvient à offrir un scénario alambiqué et pas toujours clair. Ceci ne nous empêche pas d’aimer le film, mais quelques explications sont malgré tout bien venues, ce que nous allons faire dès maintenant !

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13 comments

  1. Oluvier 23 août, 2018 at 10:13

    Je reste dubitatif sur cet article: est-ce que vous n’avez pas compris le film, ou est-ce que vous ne voulez pas trop en devoiler pour laisser à chacun sa chance de résoudre le mystère?
    Il y a plusieurs scènes cruciales qui contiennent les indices (pour nous, pas pour Sam), et vous n’en citez aucunes…

  2. Oluvier 29 août, 2018 at 14:41

    Je pense aux scènes du feu d’artifice, des tunnels et surtout du Bunker; à la scène avec l’Homme de la fin (et ses trois épouses), et enfin, au perroquet.
    A partir de là, pleins d’indices sont parsemés, limpides.

    Evidemment, il y a encore des scènes totalement incompréhensibles pour moi dans cette histoire (les gamins, le drone).

  3. Verrier 29 août, 2018 at 16:23

    Alors je m’excuse mais le truc avec le perroquet m’est complètment passé à coté, au final on ne comprend jamais ce qu’il dit…
    Pareil les feux d’artifices, quelle explication ou signification y vois-tu ?

    Pour moi je ne vois clairement pas quel sont les rôles du tueur de chien, est-ce Sam justement, et celui de la chouette !

  4. Oluvier 29 août, 2018 at 17:01

    je garderai secret le feux d’artifice et le perroquet, ce serait dévoiler tout le mystère du film.

    Pour moi, la Femme-Chouette est accessoire, Sam n’est pas la tueur de chien, cette histoire de tueur de chien n’est peut-être qu’une diversion, et, tout comme Sam, on se fiche de qui a tué Millicent Sevence.
    Ah oui, le Roi Sans-Abri n’a rien à voir avec les tombeaux.

  5. Oluvier 29 août, 2018 at 17:15

    Ce film contient énormément de clins d’oeils. Certains sont anecdotiques, comme les références à Hitchcock (cf interview de David Robert Mitchell), d’autres pleins de sens.

    Le feu d’artifice et le perroquet ne sont pas, évidemment, le coeur de l’intrigue, mais une fois le mystère résolu, ces deux éléments font indubitablement et définitivement sens.

  6. Sam 29 août, 2018 at 22:32

    Oui enfin il mene Sam au tunnel qui mene aux tombeau, il est l’homme qui apparait une fois la secte endormie…ça me parait assez clair qu’il fait partie de tout ça!

  7. Ardicopter 2 novembre, 2018 at 23:23

    Je ne comprends pas du tout les liens et sens évoqués, je cherche précisément sur le net des reponses…
    Ne les gardez pas pour vous!

  8. Quentin 10 décembre, 2018 at 18:30

    grave ! ne crois pas que la terre entière va lire ton commentaire ! mais perso tellement de mystère entoure ce film que je cherche quelqu’un qui donne du sens ! si tu veux le garder pour toi ben vas-y ! c’est juste tellement nul pour les gens comme moi… nous on galère et toi tu fanfaronne

  9. Oluvier 10 décembre, 2018 at 18:46

    ok,ok, je vais écrire un truc. Le film devait sortir aux USA fin décembre, maintenant c’est reporté à mi avril… va falloir attendre pour voir d’autres explications sur les sites américains

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