Critique Dumb & Dumber De des frères Farrelly

Rois de la comédie potache, les frères Farrelly reviennent avec une suite de Dumb & Dumber.

 

 

Synopsis

Vingt ans après, Lloyd et Harry sont toujours amis – et toujours aussi débiles ! Quand ils apprennent qu’Harry est père, les deux amis se lancent dans un nouveau road trip à la recherche de sa fille. Ils vont sillonner le pays à bord de véhicules toujours plus improbables, semant la folie et le chaos jusqu’à un endroit où ils n’auraient jamais dû pouvoir se retrouver…

Critique

Si vous aussi vous faites partie de ces gens qui hurlent de rire en entendant « pipi » ou « caca », ne vous demandez plus d’où vous vient cet humour si fin et si distingué. J’ai la réponse, il est possible que ce soit en partie la faute des frères Farrely, réalisateurs des fameux Mary à tout Prix, (1998) Fou d’Irène, (2000), L’Amour extra-large (2001) ou encore de Dumb & Dumber, sorti en 1994, d’abord censuré lors de sa sortie en France, et désormais culte. Vingt ans après, Dumb & Dumber To nous replonge dans la folie de Lloyd Christmas (Jim Carrey) et de Harry Dune (Jeff Daniels), deux amis pour le moins hauts en couleur, que nous avons plaisir à retrouver dans de nouvelles aventures encore plus folles et... inutiles. Pour ceux qui n’auraient pas vu le premier opus des frères Farrelly, pas de problème, car comme vous pourrez vous en douter, l’intrigue de Dumb & Dumber To est pour le moins secondaire. Elle ne sert réellement que de prétexte aux séries de sketchs, aux blagues vaseuses qui s’enchainent les unes après les autres et aux cris et gesticulations improbables de Jim Carrey. Les objectifs des personnages ne sont d’ailleurs pas atteints et Llyod et Harry se retrouvent exactement au même point à la fin du film.

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Réaliser une suite vingt ans après le premier opus pourrait comporter des risques, est-ce que le public sera au rendez-vous ? Le pari est réussi grâce à l’autodérision. Le film ne se prend pas au sérieux et Peter et Boby Farrelly se rient de leurs personnages,  le film est une satire du précédent mais aussi de lui-même. Plusieurs personnages ou de scènes s’insèrent ici de manière symbolique et avec beaucoup d’humour. On rigole de bon cœur, avec tendresse et avec une certaine nostalgie en se disant : « Oh qu’ils sont bêtes ! » Un peu comme une grand-mère attendrie par ses petits-fils. Il est donc difficile de parler cinéma ici. Même si les frères Farrelly s’amusent parfois des effets de cinématographies ou du montage pour provoquer le rire, ce sont véritablement les retrouvailles du couple d’amis et de leur public dont il est question ici. On pourrait peut-être ajouter que le film se serait volontiers passé de trente minutes, mais rien de vraiment handicapant. Mais même s’il abuse de clins d’œil, de quiproquos, de situations sans queue ni tête, et qu’il repose essentiellement sur je jeu d’acteur de Jim Carrey, le film fonctionne et on passe un bon moment.

En conclusion, si vous aviez apprécié Dumb & Dumber, ainsi que les autres comédies des frères Farrelly, que la simple tête de Jim Carrey vous fait rire, et que le mauvais gout ne vous fait pas peur, posez votre cerveau dans un coin le temps du film et prenez la route avec les deux attardés les plus attachants que le cinéma nous a offert et foncez !

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