Inferno de Ron Howard

Inferno est le quatrième roman de Dan Brown mais la troisième adaptation de Ron Howard après Da Vinci Code et Anges & Démons.  Si Da Vinci Code avait fait parlé lors de sa sortie, on se souvient moins de Anges & Démons, qui était un peu en dessous du niveau attendu. Qu'en sera t-il d'Inferno ?

Synopsis

Dans "Inferno", le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

Critique

inferno tom hanks felicity jonesOn ne le dira jamais assez mais une adaptation est toujours difficile et ce film ne fait pas exception à la régle. Encore plus ici, à la différence des deux précédents qui duraient 2h30, celui-ci dure seulement 2 petites heures, ce qui est peu pour un livre de cette ampleur. Ainsi, on a bel et bien l'impression que l'histoire est un peu vite expédiée, trop rapidement racontée. Dans cet opus, il est question d'un échantillon de virus qui pourrait décimer une grande partie de la population (pas d'inquiétudes : ce n'est pas vraiment un spoiler, on l'apprend assez vite après le début du film). La chasse au virus, autour de l'univers de Dante, se fait malheureusement beaucoup trop vite, et trop facilement. Il y avait bien sûr plus de suspens dans le livre. Tout s'enchaîne de façon fluide mais il manque quelque chose. On a dû mal à se plonger dans cette quête. Les motivations de Zobrist tiennent sur un timbre poste alors que, de mémoire, le livre développait davantage le sujet.

Le casting n'est pas mal. Tom Hanks fait du Tom Hanks. C'est un bon acteur qui fait le job mais sans plus. Felicity Jones apporte une certaine fraîcheur. Omar Sy s'en sort bien et a un rôle un peu plus conséquent que dans X-Men : Days of future past. Mais le personnage manque de profondeur et n'est pas vraiment creusé.inferno_film_

C'est vraiment le principal reproche que l'on peut faire au film : on ne prend pas la peine de rentrer dans les détails, le choix a été fait de rester en surface. On nous raconte une histoire, certes prenante, mais on a du mal à rentrer dedans. C'est pourtant censé être une course poursuite effrénée, un jeu de piste. Mais ça ne prend pas suffisamment. Il faut tout de même reconnaître un certain rythme dans le film. Après tout, Ron Howard n'est pas un débutant.

Les voyages entre les différentes villes sont également un élément central de l'histoire et on en prend plein les yeux. Si une chose est indéniablement réussie, c'est bien celle-ci. Ron Howard nous montre Florence, Venise, Istanbul... un voyage qui justifie une place de cinéma ?

Inferno est donc un bon film, mais à réserver aux fans de Dan Brown, Dante, et des jeux de piste autour de lieux culturels connus.

 

1 comment

  1. François CAUNEAU 13 novembre, 2016 at 12:11

    Bonne critique mais on pourrait ajouter le fait que le film et le roman diffèrent principalement sur la fin. Dans le film, l’OMS avec l’aide de Langdon parvient à faire échouer le complot de Zobrist.
    Dans le roman, tout le monde arrive trop tard et la bombe de Zobrist diffuse son virus (chapitre 92 et suivants). Siena Brooks, soupçonnée d’avoir fait exploser prématurément l’engin est rattrapée, mais explique qu’elle voulait détruire l’invention de son ex-amant. Elle révèle que le virus va modifier la fertilité de la race humaine et propose à Elisabeth Sinskey de mettre ses connaissances au service de l’OMS pour contrer le virus de Zobrist.
    La fin du roman (chapitre 103) est à l’inverse de celle du film : Elisabeth Sinskey décline l’offre de Sienna Brooks en affirmant qu’il vaut mieux désormais laisser le virus poursuivre son œuvre.

Laisser un commentaire