La plateforme : explication de la fin du film Netflix

En cette période particulière de confinement, Netflix a plutôt la côte. Le nombre d'abonnements explose et les spectateurs bingewatchent encore plus que d'habitude. Nous vous avons d'ailleurs déjà proposé une sélection de séries à regarder sur la plateforme de streaming... et quand on parle de La Plateforme, c'est justement le titre du film du moment, qui buzz à fond. Le thème, l'emprisonnement de personnages, n'y est probablement pas étranger. D'autant plus que, comme "dans la vraie vie", le film se veut très critique vis à vis des politiques et de notre société.

Certains indices sont explicites, d'autres beaucoup moins. Nous avons donc décidé de vous proposer une nouvelle analyse, dédiée aux thèmes du film La plateforme et à sa fin bien mystérieuse. Et si vous aussi vous avez vos théories sur le sujet, rendez-vous en bas de page pour nous laisser un commentaire !

personnage de La plateforme

Synopsis

Dans une prison-tour, une dalle transportant de la nourriture descend d'étage en étage, un système qui favorise les premiers servis et affame les derniers.

Attention, Ce dossier est garanti 100% Spoilers sur le film, ses mystères, les différents rebondissements et la fin ouverte et ambigüe.

Si vous voulez regarder un film profondément troublant et dérangeant sur l'isolement et l'enfermement :

1 : Vous êtes un peu maso (nous aussi)

2 : pas besoin de regarder Contagion, il y a La plateforme !

Au programme : Famine, rareté de la nourriture et conflits entre voisins et charge politique comme pour le confinement face au Covid-19... Intitulé El Hoyo en espagnol, La plateforme est un thriller de science-fiction réalisé par Galder Gaztelu-Urrutia. Initialement présenté au Festival de Toronto durant lequel il s'est fait remarquer, il a été acheté par Netflix, qui, hasard du calendrier, avait choisi de la sortir en streaming au mois de Mars ! Si le film n'est pas sans rappeler Cube de Vincenzo Natali, il possède son propre univers, et des thèmes à lui... pas forcément clairement perceptibles, surtout avec cette fin particulièrement mystérieuse. On fait le point avec vous sur les différents éléments qui méritent qu'on s'y attarde.

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22 comments

  1. Flash 18 3 avril, 2020 at 17:30

    Le film était très bien, il était bien fait et l’histoire aussi mais a la fin nous ne comprenons rien .

  2. Théorie 3 avril, 2020 at 23:31

    J’ai vu une autre théorie un peu similaire sur twitter, chaque personne a son plat préféré sur cette plateforme et si le temps qu’elle restait à ton niveau était le temps qu’il fallait utiliser pour repérer ton plat et le prendre ainsi vu que ce plat t’étais spécialement destiné la température ne changerais pas et chacun aurait sa part.

  3. mapomme 3 avril, 2020 at 23:32

    Tu passes d’une vie à une autre comme tu passes d’un étage à un autre.
    Opulence, pauvreté, souffrance, envie, etc … Autant de vies que de mode de vies.
    Puis quand tu as tout vécu, tu t’éteinds sereinement et ne souffre plus car tu sors du jeu des passions et des désirs.
    … maintenant, je ne fait que répéter ce que je pense avoir compris dans la philosophie Bouddhiste !
    J’aimerais bien avoir l’avis de quelqu’un connaissant mieux la culture Asiatique en général, et Bouddhiste en particulier.
    Un bon film totalement d’actualité en tous cas.

  4. Tryfax 4 avril, 2020 at 23:23

    “On peut imaginer que chacun pourrait, à son étage, prendre son plat sans se presser et que rien en se passerait”. Sauf que dès les premières scène Gorenb refuse de manger et ne garde qu’une pomme, et pourtant la température monte.
    De plus si chaque personne à réellement son plat préféré sur la table en regardant bien des le plan 0 on voir clairement qu’il n’y a pas assez pour nourrir potentiellement 666 personnes, il n’y a clairement pas 666 plats, ou alors y’a des doublon ^^

  5. Ait boulman 4 avril, 2020 at 23:51

    ¨ [..] Peut être parce que d’un seul plat Il n’y a pas d’excès. On peut imaginer que chacun pourrait, à son étage, prendre son plat sans se presser et que rien en se passerait. ¨ Celà n’est pas vrai puisque garang s’etait contenté d’une seule pomme auparavant pourtant la variation de la température s’est declenchée.

  6. Dadou 5 avril, 2020 at 00:54

    Voici une interprétation de cette fosse : les “riches” d’en haut sont égoïstes et cupides mais lorsque les pauvres d’en bas grimpent dans la société ils se comportent comme les fiches en oubliant d’où ils viennent. En gros on est tous foutus car l’Homme avec un grand H est mauvais.

  7. Aizen 5 avril, 2020 at 02:42

    Pour faire simple je pense que les gens au dessus ont trop mangé ou même son camarade ce qui explique pourquoi la pomme active le système car trop de nourriture à déjà été consommée.

  8. Hassna 5 avril, 2020 at 03:17

    Dans le questionnaire elle demande le plat préféré de chacun ce qui veut dire que chacun peut manger chaque jour mais ceux du haut se goinfre et ne se p qu’à eux. Comme les gens plus riche que d’autres dépense et dépense sans compter jusqu’au gaspillage et pense qu’à eux

  9. patrick torres 5 avril, 2020 at 23:23

    La fin en tant qu’explication finale est accessoire dans ce type de fable socio-politique; On peut penser que la petite fille,réelle ou pas, représente l’espoir qui motive l’action, le refus de l’ordre établi. Ce que deviendra cet espoir, nul ne le sait car on est en plein dans l’histoire. Mais l’important c’est la lutte, la révolte contre le système. injuste

  10. patrick torres 5 avril, 2020 at 23:39

    Prenons les choses à l’envers: si le filme est(principalement) une métaphore du sytème capitaliste, quelle pourrait être sa fin? Le héros remonte jusqu’en haut et terrasse le système? Le héros survit tant bien que mal et rejoint le vrai système, abandonnant ses compagnons d’infortune à leur sort? Le héros se contente de végéter en mode survie indéfiniment, sans révolte , comme son premier compagnon?
    Il fallait un espoir, un espoir que le système n’était pas infaillible, que la lutte était possible! Mais cette lutte se paie au prix fort, on n’en connait pas l’issue, ce qui ne veut pas dire qu’il faille abandonner!

  11. Candice Deprez 6 avril, 2020 at 17:13

    Avez-vous fait attention?
    Pour la fin, ceux qui sauvent :
    Un noir, un blanc et un asiat.
    N y a t’il pas derrière cela également un aspect antiracisme ?

  12. Candice Deprez 6 avril, 2020 at 17:16

    Avez-vous fait attention?
    Pour la fin, ceux qui sauvent :
    Un noir, un blanc et un asiat.
    N y a t’il pas derrière cela également un aspect antiracisme ?
    En parallèle, l’enfant encore neutre de toute influence montera au sommet pour changer le monde avec une vision neuve et l’esprit de solidarité qui l’aura sauvé de la fosse (la panacota qui lui a été donnée)

  13. Titikali 6 avril, 2020 at 22:54

    Et si la fosse n’existait que dans notre tête … et que ça représente nos hauts et nos bas dans la vie, un fumeur ? Un cancéreux ? Un meurtrier ?
    L’enfant représente peut-être l’avenir ….

  14. Anissa Siana 7 avril, 2020 at 01:49

    Acédie (ou paresse spirituelle).
    Avarice.
    Colère.
    Envie.
    Gourmandise.
    Luxure.
    Orgueil… tout ceci est présent dans le film, on peut donc en penser que tous sont jugés pour leurs torts et méritent leurs sorts

  15. Mateo 7 avril, 2020 at 09:51

    Pour moi, ce film est d’une extrême pertinence, puisqu’il parle d’espoir et de responsabilité avant tout. Le cadre du film renvoie en effet à notre société contemporaine occidentale, notamment consumériste, capitaliste, le qualificatif n’importe guère vraiment. En effet le film tend à montrer que la substitution de responsabilité vers « l’Administration » (les institutions de pouvoir) ou les étages supérieurs (les riches) ou inférieurs (les pauvres) est un frein au bonheur et au Bien, puisque que chacun.e justifie son comportement en blâmant quelqu’un d’autre. Le message essentiel qui en découle pourrait sembler bouddhiste ou chrétien (point commun entre les deux étant la quête du Vrai et du Bien et donc une notion de responsabilisation de ses propres actes afin d’accéder au Nirvana ou au royaume de Dieu. Pour moi il me semble avant tout chrétien : le réalisateur évoque cette notion de libre arbitre (chère au christianisme) et de choix qu’ont les personnages, notamment le protagoniste qui est venu de lui-même, et la secrétaire, bien que certains éléments leur étaient inconnus. Avec son libre arbitre, le protagoniste, armé de ses idées puisqu’idéaliste comme le héros de son livre Don Quichotte, va faire le choix de croire et d’espérer que le Bien est possible et donc d’agir conséquence, malgré l’incertitude sur le résultat de sa quête. On peut évoquer une descente aux Enfers à la Dante, ou bien de celle du Christ, avant de ressusciter par son sacrifice, ou plutôt une référence à l’Apocalypse des apôtres dans laquelle apparaît la Bête. Le nombre 333 du dernier étage n’est pas anodin, il évoque le nombre 666 théorique de résident.e.s (puisqu’ils/elles sont en nombre pair par étage), nombre symbolique du Mal chez les chrétien.ne.s. Or voici qu’en effet une ultime épreuve se pose : celle de sacrifier ou non la pana cotta, censé être objet du salut. Avant de conclure, il faut comprendre que pour beaucoup (historien.ne.s autant que chrétien.ne.s) l’Apocalypse peut être interprétée comme la lutte permanente du Bien et du Mal dans ses choix et son libre arbitre. Et, que ce soit la fin du monde ou un choix, ce qui en découlera dans le sens chrétien est la Vérité, l’apocalypse signifiant « action de dévoiler », et donc de découvrir le Vrai spirituel et éternel après la fin du monde physique ou après avoir fait un choix bon ou mauvais et en bénéficier ou pâtir les conséquences. La conclusion est que, passée cette ultime épreuve, que tout cela soit réel ou imaginaire, est qu’il a réussi, ou qu’on a la Vérité sur le bon choix à faire, car une fois le bon choix fait, on voit que le protagoniste sort de cet enfer ou cette terre souffrance en arrivant dans un nouvel endroit où il se sent apaisé et laisse l’enfant repartir seul, puisqu’il a accompli sa mission et assumé sa responsabilité d’envoyer un message. Comme le Christ qui est le fils, envoyé de Dieu sur Terre, ce qui compte n’est pas tant que le fils ou le Père accomplisse l’action, mais que le message soit donné : le bon, le partage, la solidarité est possible, et ce message est fait par le sacrifice, et sera véhiculé par l’enfant comme l’enfant de Dieu, Jésus. Voilà mon opinion 🙂

  16. Helen 25 avril, 2020 at 19:36

    Bonjour à tous! J’ai trouvé un très bon site de cinéma. Sur le site, vous pouvez regarder les derniers films en haute qualité. J’espère vraiment que cela vous sera utile. https://dpstream.video/

  17. Marie-Anne 1 mai, 2020 at 12:02

    Bonjour à tous
    Merci pour l’info sur NETFLIX
    Comment gérer tu temps avec 4 enfants et mon mari coincés à la maison. La télévision aide.
    Je ne veux pas que les enfants deviennent accros à l’écran.
    On regarde donc différents films sur le site https://libertyland.cloud/
    Chacun a son tour.

  18. Marie-Anne 1 mai, 2020 at 12:02

    Bonjour à tous
    Merci pour l’info sur NETFLIX
    Comment gérer tu temps avec 4 enfants et mon mari coincés à la maison. La télévision aide.
    Je ne veux pas que les enfants deviennent accros à l’écran.
    On regarde donc les différents films sur le site https://libertyland.cloud/
    Chacun a son tour.

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