Mother! : Explications du film de Darren Aronofsky

La métaphore de la création

L'un des thèmes principaux de Mother! est la création, et plus exactement ses conséquences sur nos vies. On retrouve la création à travers la construction de la maison bien sûr. Il y a également la création d'un enfant. La grossesse et ses effets sont retranscrits à travers le personnage de Mother. Mais il y a surtout la création d'une oeuvre artistique, et comment elle impacte la vie de l'auteur, la vie de ses proches et la vie de "ses fans".

Darren Aronofsky transpose son vécu et certaines de ses névroses dans le personnage de Javier Bardem. Le personnage de Mother se sent oublié, mais elle étouffe aussi son mari. Celui-ci semble clairement privilégier l'art à la vie. Et comme le dit Mother à la fin du film, il ne l'aime pas. Il aime le fait qu'elle l'aime. Il s'aime lui-même à travers son regard à elle. Et lorsque qu'il retrouve cet amour pour lui ailleurs, il la délaisse. Le personnage est égocentrique, et on peut penser que pour lui, l'art est plus important que la vie. Il cherche à créer, et pour cela, il n'a aucun scrupule à détruire.

Javier Bardem dans Mother

Il se désintéresse complètement des biens matériaux et se focalise uniquement sur son travail et comment il est perçu. Au final, il refuse toute responsabilité, et n'a aucune morale, ce qui l'amènera à "sacrifier" son bébé pour son art. L'obsession de l'art et du sien plus particulièrement, fait de Lui un personnage terriblement égocentrique.

Le plus décevant est qu'au final, on arrive pas vraiment à comprendre ce que cherche à dire Darren Aronofsky sur la création et sur l'artiste. Est-ce une auto-critique ? Un portrait sans jugement ? Une excuse à ses compagnes ? Un appel à l'aide ? Impossible à savoir et c'est bien là l'une des faiblesses du film.

Une deuxième lecture peut être faite à partir de ce thème de la création : Le personnage de Javier Bardem, plus qu'un artiste, peut être vu comme DIEU, rien que cela ! Dès les premières secondes de la bande-annonce, le mot "paradis" est prononcé, ce n'est pas pour rien.

Javier Bardem créé un être (Mother!) et un monde (la maison) avec le cristal, puis de nouveau lorsqu'il fait l'amour à sa femme. Cependant, il se soucie assez peu de ses créations et de ce qu'elles peuvent endurer. Le monde est peu à peu détruit, mais lui n'intervient pas, il laisse faire les choses, se réjouit de l'idolâtrie qui lui est faite, sans se soucier des conséquences et des comportements des intervenants : l'homme et la femme qui ne sont autre qu'Adam et Eve (lui a une côte en moins, on le voit quand il vomit), la destruction du cristal est une symbolique du fruit défendu croqué par Eve, deux frères qui s'entretuent tels Abel et Caïn, des êtres humains qui pillent, détruisent, tuent, consomment un être vivant par idolâtrie (difficile de ne pas faire le lien avec la transsubstantiation), être vivant qui n'était autre que le fils de Dieu (donc Jesus ? Tué par les hommes)... Encore une fois, on voit le propos, on voit le parallèle dressé par le réalisateur, mais on peut s'interroger sur le sens de ses références. Qu'est-ce que peut donc apporter ce fil narratif sur la religion au propos du film ?

Car le propos du film le plus important, ce n'est pas la création, ce n'est pas la religion, ce n'est pas non plus la vie de couple. Non, le film est avant tout un regard sur notre monde, sur notre époque et sur ce que l'humanité est en train de faire à notre planète.

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Vous avez d'autres explications ? D'autres théories ? D'autres pistes de réflexion ? Laissez donc un commentaire !

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12 comments

  1. Audrey 15 septembre, 2017 at 18:19

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour la critique,
    Je vais vous faire par de ce que moi j’ai pu conclure de ce film.

    À la toute fin, on retrouve donc une nouvelle femme, dans les mêmes circonstances que Mother! Cela pourrai éventuellement signifier que nous les hommes, nous nous rendons compte qu’on detruit la nature (construction d’immeuble, destruction de forêt etc) mais qu’on agit pas. On se rend compte qu’on détruit la planète mais on agit pas pour autant et le cycle destruction etc revient sans arrêt.
    Cela pourrait également être le fait que l’auteur écrit une histoire, sauf qu’il n’y arrive pas (comme on le voit au début) et finalement on vie l’histoire, on est dans l’histoire, cela ne plait pas à l’auteur et il essaye donc de recommencer en changent le personnage principal

    Quand au film en général les critiques faites par l’article sont plutôt satisfaisante.

    Bien cordialement,

    Audrey

  2. Valentin 16 septembre, 2017 at 12:00

    Bonjour, merci pour cet article !
    Concernant le cristal, je pense qu’il peut symboliser la vie, comme “Lui” le dit clairement à la fin. Il demande une dernière chose à Mother, son amour et c’est cet amour qui permet d’effacer/oublier toutes les violence passées.
    On voit aussi “Lui” complétement déboussolé lorsque le cristal est détruit. Même si cela paraît niais, ce cristal / cet amour représente un espoir (vain ?) au milieu de la destruction.
    Comme vous l’expliquez le cycle se répète et l’homme recommence jusqu’à que le cycle s’arrète. Mais cela peut-être vu aussi de manière plus optimiste : le cycle se répète et peut-être qu’une fois, le cycle se déroulera correctement.
    Le cristal donne cet espoir. Même si Darren Aronofsky donne une vison “très sombre sur notre monde”, certaines scènes montrent cet espoir: la scène où la maison se régénère, la scène où un policier tente d’évacuer Mother, les nombreuses scènes où “Lui” tente de protéger Mother, la scène où Mother est émue après avoir lu la création de “Lui”.
    Autre chose, à plusieurs reprise, Mother ressent la vie de la maison, elle est presque capable de la voir brûler, sans-doute pour montrer les traces des précédents cycle ou pour montrer qu’elle connaît déjà la triste fin de chaque cycle.

    Je suis d’accord avec vous sur le fait que le film exprime peut-être trop de choses en même temps et pas forcément de la bonne manière. En attente d’explications sur ce liquide jaune, mais aussi sur la “cave” que découvre Mother, pourquoi est-elle cachée au début du film, quel est le but de la scène où Mother la découvre ?

  3. Pierrick 16 septembre, 2017 at 17:58

    Concernant le cave, ne serait-ce pas la représentation de l’Enfer sans compter le feu dans la chaudière ? Cet endroit est en effet à l’opposé du bureau qui représente le Paradis au dernier étage.

  4. Yann 18 septembre, 2017 at 16:13

    Bonjour,

    Très bonne Analyse.
    J’ai vu le film hier soir et je suis arrivé quasiment aux mêmes conclusion.
    Sauf que je voyais dans “Mother” la Vierge Marie car j’avais compris que “Le Poète” et elle n’avaient jamais essayé de concevoir un enfant.
    L’enfant conçus étant bien une personnification de Jésus, j’avais peux de doutes sur la personne de Marie dans le rôle de “Mother”.
    Si, comme le dit le réalisateur, “Mother” est mère nature, dans se cas j’aurais une théorie sur la fameuse poudre que “Mother” boit.
    Cette poudre serait du soufre. Le soufre est un des principaux éléments nécessaire à la création de la vie.
    “Mother” mélange se soufre à un autre élément : l’eau. Elle boit le mélange jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte : la vie est crée !
    Elle n’a plus besoin du mélange et s’en débarrasse donc dans les toilettes.
    A chaque maux de cœur, elle ingurgite le mélange comme pour se redonner un coup de fouet, un regain de vitalité, elle qui donne tant sans retour.

    Dans le film, On peut aussi voir un aspect diabolique dans “le Poète”. Plutôt que de voir DIEU, on pourrai voir SATAN.
    En effet, “le Poète” garde caché les enfers (la cave) à “Mother” alors que lui en a connaissance.
    “Le Poète” résiste aux Flammes
    “Le Poète” ne demande que l’admiration des Hommes et les laissant faire les pires pêché ( Forte présence des 7 péchés capitaux). On a l’impression qu’il est satisfait de la situation alors que clairement tout vas mal.
    “Le Poète” vas demander a “Mother” de pardonner aux Hommes la destruction de tout ce qu’elle à créer et du mal qu’ils lui ont fait dès que “Le Poète” sens que “Mother” vas le quitter.
    Sans “Mother”, il n’y a plus de vie et donc personne pour l’admirer. Il a besoin de l’amour de “Mother”. Donc même si l’on a l’impression que “Le Poète” protège “Mother”, il protège ses intérêts et non la personne.
    “Le Poète” pourrait renvoyer a DANTE (et a la “Divine Comédie”) traversant les neufs Cercles de l’enfer.
    Il y a un côté très sectaire autour du poète (Fanatisme) plus que religieux.

    Bien sûr tous les arguments si dessus pourraient être retournés vers un côté plus positif du personnage comme beaucoup le vois.
    Mais personnellement l’idée que “le Poète” soit la personnification du “DIABLE” me plait beaucoup plus que la personnification de “DIEU”.

    Objectivement, “Le Poète” serait à la fois “DIEU” et “DIABLE”. A l’image de l’Homme tout bonnement.
    Le réalisateur précise également que “Mother” ne peut être avec un être humain lambda, se qui peut laisser planer le doute si “le Poète” est DIEU ou le DIABLE

  5. ISABELLE VAZQUEZ 18 septembre, 2017 at 21:40

    J’y vois pour ma part un paralellèle très clair avec la Bible, le fruit défendu, Cain et Abel, l’apocalypse, etc …
    Il serait très intéressant de pouvoir avoir une discussion avec le réalisateur car toute hypothèse est viable …

  6. misterniku 19 septembre, 2017 at 23:10

    Une revisite de la Bible, en humanisant Dieu en créateur/poète tourmenté qui n’arrive pas à contrôler les hommes qu’il a lui-même créé, par trop plein de compassion ou abus de mégalomanie… Ca me semble être un film très clair et très cohérent !

  7. Miasme 21 septembre, 2017 at 01:44

    Très belle analyse! J’avais saisi le thème « religieux », où j’adhère aussi à la vision du Poète comme le Diable : la photo amenée, qui se transforme à un moment, où il est affublé d’un bouc type Satan. Le fait qu’il laisse les vices rentrer dans la maison, s’en délecte. Le culte voué à lui, clairement satanique. Mais il n’est pas purement mauvais, parfois il apparaît comme un Dieu : quand il est filmé en contre-plongée au 2e, et demande aux invités de sortir. « Jésus ». Bref, une dualité.
    J’étais passé à côté du thème « cycle de la vie » à la sauce biblique, ça me connecte les derniers éléments ! Surtout l’emballement démesuré de la fin, dont je n’avais pas compris la volonté du réal.
    Mais 3e thème : « Relation destructrice » ! Vous semblez être passé un peu à côté, alors que c’est mon interprétation la plus forte. Je développe :
    La maison symbolise la relation, portée quasi entièrement par Mother. Elle met beaucoup de temps à la construire, seule d’ailleurs, par amour. Elle y est d’ailleurs directement connectée et « ressent » son pouls. Au fil du film, chaque bon moment de leur relation régénère la maison. Chaque perturbation la détruit un peu plus. C’est systématique. Quand le Poète laisse rentrer les autres dans la maison, le réal nous fait beaucoup ressentir l’invasion de l’espace privé de Mother, et sa perte de contrôle, sensations qui inondent tout le film : c’est le Poète qui délaisse leur relation (dès que la reconnaissance des autres le flatte), sans tenir compte de la détresse de Mother. Et elle ne peut rien y faire, seul lui contrôle ces perturbations.
    Mais il fait tout ce mal sans vraiment le faire exprès : il tente quand même à tout moment de la rassurer, n’est jamais rude avec elle. La phrase choc du film synthétise tout ça : tu pensais m’aimer, mais tu aimais mon amour pour toi. La symbolique de la maison qui brûle, et marque grièvement Mother en égratignant à peine le Poète, montre les séquelles qu’a laissé cette relation sur Mother. Avec la symbolique finale : pour qu’il puisse reconstruire, il lui arrache le cœur, l’achevant. Puis, le recommencement avec une nouvelle femme…
    Je pense que le réal veut expier le mal qu’il a pu faire à ses ex sans le vouloir. En tous cas quand tout s’est connecté avec la phrase finale pour moi, ça m’a mis en état de choc…
    Quelques arguments bonus : Mother brûle la maison avec le briquet qui avait été posé par le 1er invité (début de la perturbation du couple), briquet qui avait d’ailleurs été ingurgité par la maison, jusqu’à faire son chemin en son cœur. Quand un Homme la drague, il lui propose directement de sortir de la maison, « faire un tour » hors de leur relation.

  8. Laurie 21 septembre, 2017 at 09:41

    Moi j’ai pas compris le truc bizarre plein de sang retrouvé dans les toilettes par Mother suite au passage de “Eve”..

  9. Zarathoustra 1 octobre, 2017 at 18:45

    Il faut aussi souligner que le réalisateur est en couple avec Jennifer Lawrence, ce film peut donc se voir comme un message personnel pour elle. Aimer un artiste, comme lui, est destructeur. Jennifer Lawrence est sa muse du moment. Voilà.

  10. Isaure 1 octobre, 2017 at 23:04

    Bonsoir, merci beaucoup pour votre critique.

    Vous dites que vous ne comprenez pas pourquoi la tache de sang formée sur le sol à la suite du meurtre d’Abel prendrait la forme d’un vagin. Je pense que celle-ci peut avoir trois interprétations (et sans doute plus).

    La première est tirée de la Genèse (premier livre de l’Ancien Testament dans la Bible). Lorsque Dieu bannit Adam et Eve du jardin d’Eden, il voue Adam à une vie rude pour gagner son pain (peut-être est-ce pour cela que celui-ci est très souvent pris de quintes de toux dans le film) et Eve à un accouchement dans la douleur, d’où la vision d’un sexe féminin en sang.

    La deuxième interprétation est celle d’un éveil à la sexualité/la luxure pour Mother. Avant qu’elle ne voie Eve et Adam en plein acte, ou que cette dernière ne lui parle de ses ébats, le couple de Mother et de Dieu ne semble pas avoir une vie sexuelle palpitante. Puis Caïn tue Abel, laissant une marque sanglante (celle du premier meurtre, donc du péché) sur le sol. En touchant cette tâche qui souille sa maison, pourrait-on dire que Mother a une sorte de premier contact avec la sexualité ?

    Ce pourrait aussi être la liaison de la luxure (ou de la sexualité) qui est un péché, avec la vie et sa création, car Mother EST la vie comme le dit Javier Barden dans la scène finale. En effet, la question de la fécondation (qui devrait être le summum de la pureté) qui s’accomplie dans un acte de luxure est très présente dans l’étonnement philosophique ou même artistique.

    J’espère que mon explication sera suffisamment claire. Et je tiens également à préciser que pour moi, le regard biblique qu’a le film a été très, TRÈS marqué.

  11. michelle 4 octobre, 2017 at 12:35

    Vos analyses sont passionnantes. Je me permets néanmoins d’ajouter mon grain de sel. Selon moi, Mother est la représentation féminine de Dieu. Elle passe sa vie dans une pièce dont la tapisserie évoque le ciel, et elle essaye de représenter quelque chose qui pourrait évoquer des ailes d’ange.
    C’est elle qui a interdit à Adam et Eve d’aller dans le bureau.
    C’est elle qui crée, par son amour, symbolisé par le cristal, la maison-terre du film.
    Sa compassion dépasse toujours sa colère. Ainsi elle plaint Eve d’avoir perdu son fils alors que Eve est très très très antipathique avec elle.
    On lui prend le fils qu’elle a pour le sacrifier, comme un agneau.
    A la fin, c’est une autre femme qui prend le relais, mais c’est toujours Dieu, que l’on ne peut en fait représenter.
    Lui, son époux, représente à mon avis Satan.
    Il met en tentation Adam en lui montrant le cristal.
    C’est lui qui provoque toutes les destructions de la maison en laissant les hommes faire ce qu’ils veulent : piller, casser…
    Il survit à l’incendie sans une égratignure, car le feu est son élément.
    Il n’a pas d’amour. Il a besoin de l’amour créateur de Dieu pour pouvoir faire le mal.
    Si vous relisez la bible, vous y verrez que Dieu est amour et pardon, comme Mother dans le film.

  12. Yunity 29 octobre, 2017 at 00:09

    Effectivement très bon commentaire de la part de tous, et le film apporte vraiment de bon débat, les cerveaux chauffent, et c’est ca le principale.

    En ce qui me concerne, je vois plus le film d’Aronofsky à l’image du livre que LUI écrit dans le film. Quelque chose d’unique, mais qui parle à tout le monde. Il livre un film qui est fait de telle manière, qu’on peut y voir plusieurs choses, interprétations, mais le fond qu’il cherche à nous communiquer, c’est qu’on y voit ce par quoi l’on est concerné, et que l’on ne devrait pas dissocier, ou opposer toute nos différentes visions, mais au contraire, les réunir, pour comprendre, et identifier, qu’en réalité on parle tous de la même chose, mais sous une forme différente.

    On défend tous les mêmes valeurs, mais elles ne passeront jamais par les mêmes forme ou nomination, par rapport à la vie, l’éducation que l’on a eu. Je pense que la bible, certain récit de la mythologie, ou même de simple histoire de couple actuel, ne raconte pas une histoire, mais plutôt un “mécanisme” commun à toute les histoires de l’humanité, ou à toute l’imagination que l’on pourrait avoir en créant une histoire. C’est comme pour la tour de Babel, ou chacun défend sa langue, alors qu’au final, on raconte tous la même chose, mais dans sa propre langue.. On ne fera jamais mieux que la fondation d’une chose, qui ensuite se perd dans la démultiplication, la consommation, ou la déformation de cette origine.

    La notion du pardon par exemple, de la famille, on les retrouve partout, et en chaque époque, et dans chaque peuple, l’homme se bat surtout sur les formes, ou la manière dont on les pratiques, mais dans le fond, on est tous semblable, et ont fonctionnent tous sur le même schéma. C’est presque pour moi, une histoire, qui les vaut toute, un anneau pour les gouverner tous, le un, qui contient le tout, et se divise par le reflet de ce que les gens vont vouloir y greffer dessus, mais toujours avec la fondation d’origine.

    Au final Aronofsky écrit un film relatant le mécanisme, la fondation et la structure universelle, sur laquelle la vie de chacun va pouvoir y être projeter, que c soit du vécu réel, du fantasme, de l’art, tout peut être incruster dans cette seule et unique histoire, dont la forme ne changera pas. Comme si il avait écrit une histoire absolu, ou écrit une résolution d’une équation mathématique parfaite (à la Pi). Que cela soit le récit de la bible, la notion de la création/destruction, l’histoire de la planète, ou de l’artiste/muse, c’est la même histoire que l’on raconte, et si l’on ne comprend pas l’une, ou que l’on ne l’accepte pas, alors on en créera une autre, mais ca sera la même, juste sous une forme qui parlera au gens.

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