Critique Alien de Ridley Scott

"Dans l'espace, personne ne vous entendra crier", c'était le slogan, la promesse de cet Alien, le 8e Passager.
Revenons sur la critique de ce mythe de science-fiction/épouvante dans l'espace.
Alien, c'est déjà un univers, des humains qui naviguent dans l'espace pour transporter du minerai au nom d'une grande entreprise et une race de bestioles parasites ayant la dent particulièrement dure. Cet univers, loin d'être aussi complexe qu'un Star Wars est déjà riche, et attise l'imagination. Il suffit de voir comment rien que l'évocation d'un "Space Jockey" dans Prometheus affole les fans. L'univers a déjà cette part de complexité et de mystère qui sied si bien aux grands mythes de la SF.
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Ajoutez à cela le côté mystérieux et dangereux de l'Alien, à la fois dans son état de larve qui peut vous étouffer, aussi bien que dans son état adulte qui est une "créature parfaite", indestructible, avec un sang acide. La créature, ce 8e passager est parfaitement conçu comme bête d'horreur, cruel, imprévisible et infaillible. Il faut bien en convenir, malgré les effets spéciaux d'époque (aujourd'hui, l'Alien ne fait plus trop peur, on voit les animatronics, voir les hommes portant un déguisement), l'Alien reste terrifiant sur le papier.
Associé à des acteurs impressionnants (Sigourney Weaver qui nous pose le mythe de l'héroïne de film d'action, un Ian Holm froid et terrifiant et un John Hurt brillant), et à une vraie ambiance de film d'horreur (on pense au radar et à ses "bip bip"), Alien est donc devenu sans forcer un grand pilier de la science-fiction contemporaine. Et ce malgré ses effets spéciaux quelque peu passés.

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