Jessica Jones : critique de l'épisode 1

De la même manière que les Avengers au cinéma, Marvel en collaboration avec Netflix, développe les Defenders, un autre groupe de Super Héros, composé ici de Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist.

Le premier a déjà eu droit à sa série, c’est maintenant au tour de Jessica Jones, dont nous avons pu voir en exclusivité le premier épisode lors du Comic Con Paris.

Synopsis

A trente ans, à la suite d'un stress post-traumatique, Jessica Jones, super-héroïne, décide de se reconvertir en détective et ouvre sa propre agence...

Critique

jessica jones poster 2Il n’est plus besoin de le prouver, Netflix fait le plus souvent des séries de qualités – se lançant même maintenant dans la production de film, qui, jusqu’à maintenant, sont très bons. Il n’est donc pas surprenant que le premier épisode Jessica Jones soit encore une fois très bon,  même si on n’est pas impressionné  comme on a pu l’être avec Daredevil. On est moins surpris la deuxième fois. Mais on reste bluffé par cet épisode et ses qualités à presque tous les niveaux.

Dès l’ouverture, on est plongé dans l’ambiance de la série. Une ambiance de vieux L.A. Noire avec une héroïne brisé et cynique. La série parait sombre, mais d’une nuance différente que ce qu’était Daredevil. Moins d’action, plus de réflexion, et surtout une héroïne totalement désabusée. Alcoolique, irrespectueuse, cynique, Jessica Jones n’est pas le modèle de superhéros classique. Et c’est pour ça qu’on l’aime. Pour ça, et surtout pour la prestation impeccable de Krysten Ritter, qui ait exprimé toutes les nuances de la personnalité de Jessica. Car dans le fond, elle est dépressive, effrayée par son passé sanglant et l’homme responsable de cela : Zebediah Killgrave, l’homme pourpre.

Si nous ne l’avons pu vu physiquement pour le moment, sa présence terrifiante plane sur ce premier épisode.

Jessica Jones doit rechercher une fille enlevée, et il se révèle au fil de l’épisode que tout ceci a était fait par Killgrave. Pour Jessica. Qui a été manipulé par lui et son pouvoir pour commettre des meurtres. D’où l’alcoolisme. Il ne fait aucun doute que l’homme pourpre avec son pouvoir de manipulation, de persuasion active, sera un ennemi redoutable dans la suite de la série.

MARVEL’S JESSICA JONESJessica Jones est la deuxième série de la phase Marvel/Netflix – nous pouvons espérer des liens avec le reste de l’univers, il y en a eu avec Agents of S.H.I.E.L.D. dans cet épisode.  Elle sera suivie par Luke Cage, que nous pouvons déjà apercevoir dans le premier épisode. Il a l’air d’avoir une présence très importante, et bien qu’il soit encore trop tôt pour se prononcer, pour l’instant nous redoutons que leur histoire tourne un peu trop fleur bleue. Il y a certes peu de chance, mais c’est ce que ce premier épisode laisse paraitre. Mais c’est bien l’un des seuls défauts. Les autres sont ne sont que du pinaillage : un ralenti un peu trop saccadé, et une scène lesbienne totalement gratuite.

Pour ce qui est de la réalisation, les plans sont soignés avec une photographie jusqu’à présent parfaite, amplifié par une bande son tout aussi bonne. Le montage et la touche finale  qui permet que la série nous emporte ou elle veut durant une heure sans nous lâcher un seul instant.

La suite de la série s’annonce donc très bonne, d’autant plus que la série, tout comme l’était Daredevil, est prévu comme un film de treize heures. Et il est bien difficile de juger un film uniquement sur l’introduction. Mais quand une introduction se termine comme cet épisode a pu se terminer, la seule envie qu’on ait c’est de voir la suite, disponible le 20 novembre sur Netflix.

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