Le Dernier Voyage de l’énigmatique Paul W.R. [Court métrage]

Remarqué doublement en 2014 avec Un vague souvenir (Grand Prix du Jury du Nikkon Festival) et Le Dernier Voyage de l’énigmatique Paul W.R. (catégorie Court métrage Audi talents awards), Romain Quirot a présenté ce dernier film lors d'une projection unique à Paris, fin 2015.

Synopsis

La lune rouge menace notre existence sur terre. Notre seul espoir repose sur l’énigmatique Paul W.R, l’astronaute le plus talentueux de sa génération. Mais à quelques heures du départ de la Grande Mission, Paul a disparu. Celui que la terre entière considère comme un héros cache en fait un terrible secret : depuis son plus jeune âge, Paul W.R entend nos pensées ; des plus anecdotiques aux plus intimes.

La conséquence de cet étrange don : Paul W.R ne nous supporte plus. S’il a accepté la Mission sans retour, ce n’est pas par héroïsme. C’est pour trouver, enfin, la quiétude d’un silence parfait. Loin de nos pensées.

Un court métrage poétique

Dernier Voyage de l’énigmatique Paul W.R_Romain Quirot330 minutes est un temps court pour faire adhérer le public à une histoire, d'autant plus dans le domaine de la Science Fiction. Cela demande de savoir poser les bases d'un univers assez rapidement et d'entrer dans l'histoire en suscitant suffisamment de suspens en quelques minutes. Le Dernier Voyage de l’énigmatique Paul W.R. est d'une très grande qualité pour ce qui est de l'environnement du héros. Dans ce monde post-apocalyptique, les effets spéciaux sont utilisés avec parcimonie et ce qu'il faut d'intelligence pour ne pas tomber dans le tout-informatique. Les décors sont minimalistes et le jeu de couleur rappelle le genre Michel Gondry. Le réalisateur Romain Quirot assume volontiers d'autres références qu'il puise chez Ray Bradbury (Les Chroniques Martiennes, Farenheit 451) ou Le Petit Prince de Saint-Exupéry. L'univers est réussi, simple et poétique.

Dernier Voyage de l’énigmatique Paul W.R_Romain Quirot2Le seul réel reproche que l'on puisse faire réside sur un scénario à la fois trop faible et trop large. Trente minutes est trop court pour tenter de parler de plus d'un sujet à la fois, et c'est le point faible du court-métrage. Il ne se focalise pas suffisamment sur la dramaturgie générale et l'histoire du personnage principal. C'est comme s'il y avait trop de "bruit" autour de ce que ce dernier vit. Ce court métrage résonne comme un "survol", néanmoins très poétique, du vécu de Paul W.R.. Heureusement, la musique d'Etienne Forget accompagne tout de même particulièrement bien le film et contribue fortement à la création de cette étrange ambiance.

Nous espérons bien que le scénario sera revu et amélioré pour le long métrage qui s'annonce. Il serait dommage d'en faire une simple suite. En effet, la fin du court-métrage actuel pose une belle ouverture sujette à interprétation, qui donne libre champ à de nouvelles aventures pour Paul W.S.. Nous nous en remettons à Romain Quirot pour le scénario à venir ! Etant donné la marge de progression, le long métrage ne peut être que meilleur. Et nous sommes curieux de voir le résultat !

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