Explications de la catastrophe Valérian

Valérian et la cité des mille planètes est de loin le film le plus attendu de l’année en France . Mais aussi l’un des plus gros blockbuster mondial de l’année 2017 avec un budget de 197 millions d’euros sans compter toute la communication faite par-dessus . Sortis en même temps que Dunkirk (voir notre analyse), les avis sont diamétralement opposés allant de critique dithyrambique pour l’un et de navet pour l’autre. Même au sein du film de Luc Besson les avis sont plus ou moins partagés , le nôtre penche vers une bonne grosse daube intergalactique . Alors analysons ensemble le plus gros plantage du cinéma français 100% spoilers.

Synopsis

“ Valerian et Laureline sont deux agents spatiaux oeuvrant pour le bien de l’Univers . Après avoir accompli une mission de récupération , ils s'aperçoivent que bien pire se cache derrière la perle et le réplicateur qu’ils viennent de prendre ...”

heros valerian

Ça me fait profondément mal au coeur de critiquer un film étant moi-même réalisateur de court-métrage . Je connais donc bien la grande difficulté qu’est de faire un film , déjà qu’un court c’est compliqué alors je n’imagine même pas un blockbuster de ce type . Je tiens à rajouter aussi que j’ai vu seulement deux films de Luc Besson , Lucy et Jeanne d’Arc . De plus je suis canadien et donc je n’avais absolument aucun préavis sur le réalisateur avant de voir le film. Mon avis n’était donc aucunement forgé avant le visionnage , il est important de souligner cela vue les commentaires que j’ai pu voir sous les critiques de plusieurs médias qui descendaient le film . Et ne confondez pas canadien et américain , si vous voulez m’insulter pour cet article essayez de trouver d’autres arguments . On va dire que je suis en terrain neutre pour pouvoir analyser ce film . Maintenant passons aux choses sérieuses.

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20 comments

  1. Nicolas mauclert 28 juillet, 2017 at 11:52

    De Besson j’avais bien aimé Léon, le 5e élément. Depuis j’en ai vu peu. Il y a 2/3 ans, j’ai vu Lucy, dont je trouvais l’idée hyper prometteuse. Et là, ce fut le drame, car si la réalisation était correcte, le scénario était là aussi une bouse infâme, sans aucune réflexion ni idée, alors que le film avait vraiment du potentiel.
    Là j’avais envie de voir Valerian (au vu de la bande annonce), mais finalement je réserverais mes sous pour autre chose…

  2. stephanievoyageroadtrip 28 juillet, 2017 at 18:30

    Effectivement je n’ai pas entendu que de bonnes critiques sur ce film. Je ne l’ai pas vu donc je ne peux pas dire, mais c’est vrai que du coup, ça ne donne pas vraiment envie… dommage !

  3. patate 28 juillet, 2017 at 20:06

    Cette critique est pathétique, il y a trop d’erreurs de jugements et d’opinions sans aucune pertinence dans cette article pour se permettre de perdre le temps de les relever, ce n’est d’ailleurs probablement pas vraiment nécessaire car j’ai bon espoir que quiconque ayant vu le film, et n’étant pas l’auteur, ne s’abaisse à ce niveau de peu de clairvoyance. A vrai dire c’est un faux espoir, mais vous comprenez l’idée. On pourrait croire que l’auteur fait preuve de mauvaise foi tant ces arguments (qui n’en sont justement pas puisqu’ils ne sont construit sur quelque pertinence que ce soit) ne correspondent à la réalité du film, il y a bien en effet un scénario qui ne surprend pas particulièrement le spectateur mais il n’y a pas besoin d’en dire plus, n’y d’inventer de faux défauts au film (comme par exemple ceux sur les graphismes ou bien sur les décisions artistiques prises, l’esthétique ne se critique pas arbitrairement et n’est pas affaire d’opinion, il faut l’approcher scientifiquement autrement ça ne mène à rien). Mais il faudrait aussi savoir ce que vous vous attendez à voir en allant au cinéma, si vous y aller en toute ignorance de comment fonctionne la découverte d’une chose que l’on ne connait pas et son appréciation, vous vous risquez aléatoirement à toutes les déceptions qu’il se puisse concevoir. C’est comme déguster un fruit inconnu en souhaitant qu’il soit une fraise, vos chances sont sans doute faibles qu’une correspondance satisfaisante soit présente.

  4. Nathan Sionnière 29 juillet, 2017 at 02:01

    Bonjour « Patate » , tu es la première personne à critiquer un de mes articles , ça fait chaud au cœur . Je tiens à te rappeler que cette critique est subjective , d’où l’utilisation de la première personne du singulier , bien que j’essaye d’être objectif sur certains points. Mon avis sur les effets spéciaux est uniquement mon avis et mon ressenti , le tien sera évidemment différent. De plus je critique principalement les effets spéciaux lors des scènes à haut éclairage et donc sur la planète désertique . J’aimerais aussi comprendre en quoi l’esthétique d’un film ne peut avoir d’opinion ? J’adorerais que vous m’expliquiez votre approche scientifique autour de l’esthétique et des choix artistiques . De plus ne faite pas de conclusion hâtive concernant comment j’appréhende un film . J’ai écrit une introduction spécialement pour éviter ce genre de commentaire . J’attends votre analyse esthétique avec impatience .

  5. thierry1001 29 juillet, 2017 at 17:11

    Globalement d’accord avec cette critique et analyse. Moi qui avais un a priori globalement favorable pour ce « Valerian » de Besson (il est vrai que je suis français :)), et que je connais aussi le 5° Elément +++), je reconnais en toute bonne foi et objectivité quand même que ce film est une réelle déception. Fourmillement de données, déploiement incroyable de créatures, d’aliens et de mondes, il y a là matière gigantesque pour plusieurs films. Mais j’en dirai sans doute bien plus sur mon blog bien aimé (https://heart1001.wordpress.com/), sur lequel est inscrit déjà, en lettres de feu, le très fameux site oblikon.net.

  6. Lia7689108 29 juillet, 2017 at 17:15

    Je suis une personne qui n’aime pas forcément les films français mais en allant voir valerian j’ai trouvé que ce film était très bien réalisé bon c’est vrai qu’il y a beaucoup de détail plein de races extraterrestres mais le film s’intitule …et la cité des milles planètes donc normal. Bon je vous l’accorde que avatar est mieux mais valerian et bien et on retrouve bien le côté de Besson et je pense que c’est le plus important.
    Les personnages son bien choisi bon de temps en temps le personnage laureline en joue trop
    Mais bon le film a attiré pas pour l’évolution des personnages mais surtout pour l’histoire et le décor .aussi nous voulions voir le changement des effets du 5ème élément jusqu’à valerian et in n’est pas dessus . Le fonds vert et bien gérer la partie du début sur la planète déserte ou il doivent reprendre le transmuteur le fonds et spécial mais bon c’est original et c’est le style lui besson.

  7. Niels Euler 29 juillet, 2017 at 19:11

    Cher Nathan Sionnière,
    Il est trop facile de se cacher derrière une sacro-sainte subjectivité pour excuser tous les travers de votre article. Vous avez qui plus est la prétention de penser pour les autres, en supposant que les critiques positives ne sont que la résultante d’un chauvinisme mal placé. Quel est donc votre conception du journalisme (car c’est bien de cela qu’il s’agit dans cet exemple là) pour baser votre argumentaire sur UNE phrase tiré d’UNE critique, pour en faire une généralité ? (en l’occurrence l a critique du Figaro). Avec un peu d’objectivité (qui n’est pas l’ennemi de la subjectivité), vous auriez évoquer de nombreux autres arguments en faveur de Valerian défendus par des critiques qui ne sont pas spécialement réputés pour leur tendresse envers Besson. (Les Inrocks ou Télérama par exemple).
    Il serait également appréciable que vous soyez resté jusqu’au bout du générique de Valerian pour constater l’impressionnante liste de personnes francophones ayant travaillé sur Valerian. La polémique des costumes, enfin, n’a pas lieu d’être. 20 costumes, cher monsieur sur les 600 nécessaires pour le film ont été réalisés par les gagnants du concours, qui ont, je vous le rappelle, été récompensé par un prix de 1000 euros chacun. Au-delà de ces 20 costumes, 150 personnes, sous la direction du chef décorateur Olivier Beriot, ont travaillé à la création des costumes.
    La ringardisation d’une œuvre par le vieillissement de la technologie employée pour sa création est un argument tellement navrant pour quelqu’un qui se prétend cinéphile que je ne sais pas trop quoi répondre à cela.
    Je vous cite concernant le scénario « c’est un gros bordel à n’en rien comprendre ». Le scénario est simple, clair, limpide. C’est d’ailleurs même un des premiers reproches fait au film. Un scénario lambda. Je m’étonne donc que vous ne l’ayez pas compris.
    Et vous continuez par cette phrase, désolante au possible.
    « Cependant mon chère Olivier on ne juge pas seulement un film parce qu’il est divertissant mais aussi pour les messages et les émotions qu’il te fait ressentir. C’est ça le but de l’art , le divertissement est bien sûr pris en compte mais passe en second dans la tête d’un artiste. »
    Vous êtes donc celui qui connaît la raison d’être de l’ « Art ». Art qui semble être chez vous une entité unique, indivisible, et aisément définissable. Bravo à vous.
    Une œuvre qui assure un divertissement à celui qui la regarde, l’écoute, la lis, est une œuvre qui provoque une émotion. Primo. Deuxièmement, l’art n’a pas forcément pour vocation de faire passer un message, et si tel est votre vision des choses, alors, ma foi, il me semble que vous enterrez de grandes œuvres pour défendre une vision étriquée et pédante de l’art en général. Piège de Cristal, La Dernière Croisade, Fury Road, Pulp Fiction, Alien, Les Visiteurs, Sailor et Lula, par exemple, ne sont pas des films à messages. De grandes œuvres, oui. De l’art, certainement. Portent-ils en eux plus de messages que Valerian ? Je ne crois pas.
    Votre avis est ce qu’il est. Je peux tout à fait envisager que l’on aime pas Valerian, mais enfin, un peu de sérieux dans l’analyse cinématographique d’une œuvre, tout de même.

  8. EP 30 juillet, 2017 at 15:22

    La recette de cuisine evoquée pour introduire une saga laisse pantois. Quelle étroitesse d’esprit. Comme toute oeuvre artistique, le cinéma peut empreinter tousles chemins, oser toutes les directions… Il n’y a pas de recette et c’est fort heureux. Le style et la grammaire sont deux choses différentes. La grammaire, ont l’apprend vite dans n’importe quelle école de cinéma. Le style, c’est une autre affaire et ça ne s’apprend nul part (ça peut s »étudier par contre). Et c’est lui qui fait la signature d’un auteur. La manière dont Valérien est introduit est tout à fait maitrisé avec un style propre à Besson. Elle est par ailleurs fidèle à l’esprit du début de la BD.

    Pour comprendre un peu mieux l’essence de Valérian et de son univers très particulier, vous pouvez commencer par lire ce dossier sur la BD (en 2 parties) via cet interview écrit des 2 créateurs qui ont 79 ans :

    http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18665496.html

    Ensuite, vous pouvez regarder cet interview de 1h de Besson pour comprendre un peu mieux le travail qui a été réalisé et la volonté du réalisateur (vidéo en bas de la page) :

    http://www.allocine.fr/diaporamas/cinema/diaporama-18666072/

  9. Marc-André Miserez 30 juillet, 2017 at 18:44

    Sans être nostalgique à l’excès, il faut que ce film, avec ses qualités et ses défauts, incite à (re)découvrir la BD. Car si Besson est un grand faiseur d’images, le vrai scénariste de Valérian (et Laureline!) s’appelle Pierre Christin. Voici une des meilleures (courtes) introductions à la série en BD que l’on puisse trouver sur le net – en toute modestie, vu que j’en suis l’auteur. A lire d’urgence! https://www.swissinfo.ch/fre/par-les-chemins-de-l-espace-et-du-temps/31862660

  10. EP 30 juillet, 2017 at 19:17

    Désolé pour le doublon. C’est mon navigateur qui a merdé. Vous pouvez effacer le précédent ..

  11. Nathan Sionnière 31 juillet, 2017 at 06:30

    Cher Niels Euler ,
    il y a peu de chances que vous voyez ma réponse , mais je tiens à m’exprimer . J’ai pu constater que vous êtes vous-même journaliste , il est donc intéressant de constater que votre commentaire est totalement subjectif sur cette oeuvre cinématographique. Ma vision de l’Art restera différente de la vôtre c’est une certitude . Vous avez la votre , j’ai la mienne . De plus il est évident que vous n’êtes qu’un simple journaliste ,sans vous offensez , pour croire que tous ses films que vous citez ne portent en eux aucun message. Pour revenir sur la polémique , il est évident qu’elle est tirée par les cheveux , je vous l’accorde , mais il était important de la rappeler .Pour ce qui est du scénario , je parlais de mon ami , et non de moi-même n’ayant rien compris au scénario . J’ai simplement vu chez lui une confusion quant à l’intrigue que j’ai relatée dans l’article . Pour ce qui est de votre premier point . Oui , je fais une généralité basée sur une phrase tirée du Figaro qui relève parfaitement l’état d’esprit des autres critiques ayant encensé le film . Je n’ai donc malheureusement pour vous pas fait de généralité aveugle et j’ai pris le temps de bien lire les arguments positifs pour en faire une généralité que j’expose ici. J’aimerais qu’au futur , on lise mieux mes écrits avant de dénigrer mon avis . Certes, les mots utilisés dans cet article ne sont pas jolis , mais il reflète le mieux ma pensée .

    Passez une bonne journée .

  12. Ivan 31 juillet, 2017 at 15:43

    Je souscris completement a cette critique. Je serais meme plus severe que son auteur (le mot de Cambronne me vient constamment a l’esprit quand je pense a ce film…).
    Besson m’a surpris plus que decu: je m’attendais a quelque chose d’au moins aussi bien ficele que le Cinquieme element, ou mieux, et j’ai beneficie d’un navet ridicule de cineaste debutant du Tiers monde.
    J’en conclus que le scenario du Cinquieme element n’a en aucun cas pu etre ecrit par Besson… (rire)
    Si on donne un bon scenario a Besson, il s’en tire, mais s’il faut compter sur lui pour vraiment creer la substance du film… Alors la…

  13. Flo 4 août, 2017 at 09:53

    Je te conseille d aller voir le 5ième élément, nikita, le grand bleu, subway etc… Qui font de Mr besson un réalisateur mondialement connu car ceux sont des réussites.
    Alors oui, il n a pas fait que du caviar ( perso Lucy et Léon ne sont pas mes préférés), mais Valerian est qu’ une daube intergalactique. Ok les acteurs sont pas top… Le scénario un peu téléphoné… Mais ce n est pas un film dont la profondeur est le maître mot… C EST UN FILM DE DIVERTISSEMENT!!!… Faut pas etre réalisation ou francais (ou canadien… 😉) pour s en apercevoir bordel.
    Seul point qui me semble honnête… Ce n est pas le meilleur film de besson.

    Allez bisous beco … Puis suis pas critique d art moaaaa au passage!

    Flo

  14. Appaling 4 août, 2017 at 12:35

    Cet article est surtout très mal écrit, dans son langage comme dans sa structure, ainsi d’ailleurs que la navrante et pourtant courte biographie de l’auteur. Sans parler des innombrables fautes d’orthographes qui truffent l’ensemble et lui dénient toute crédibilité.

  15. Olivier ( un autre ) 4 août, 2017 at 15:25

    Un autre Olivier a aimé Valérian et s’insurge contre les KOL détracteur d’opinion public. Allez y et forgez vous votre propre opinion. Cessez de vous laisser influencer par des « experts » rarement en phase avec le commun des mortels. Merci pour ce torchon d’énarque du petit écran 📺 😜

  16. ced83 7 août, 2017 at 21:14

    Critique excessive et exagérée. Néanmoins il y a pas mal de déceptions, surtout dans les choix de Besson. Toutes les bonnes idées viennent de la BD (le scénario n’est pas si mauvais grâce à ça), très bien réalisées dans les effets spéciaux. En revanche le casting est complètement loupé (à part Clive Owen, qui vieillit très peu en 30 ans !), la réalisation est sans surprise et le résultat semble une copie d’Avatar, tout à fait dans le moule des films d’Hollywood. Malgré tout on passe un bon moment.

  17. Jaume81 25 août, 2017 at 20:38

    Je suis d’accord avec l’article.Accumuler des images ne font pas un film.J’ai été bombardé d’effet spéciaux qui n’ont pas été balancé par une histoire et une intrigue suffisamment réfléchi.En 3D l’image été sombre et quelque fois les acteurs étonnamment petit comme réduit dans l’espace scénique. Je suis curieux de ces bugs, si quelqu’un peux expliquer cela…Mais pour terminer je dirais qu’ il ne faut pas se cacher derrière le petit doigt du voisin, le budget et le résultat me font penser plus à un truc d’investisseur qu’à de l’art cinématographique.
    Après tout c’est un bon steak frite…un peu cher peut-être…

  18. misterniku 28 août, 2017 at 13:45

    Bonjour Nathan,

    J’aime beaucoup ton site, surtout la partie « explication et analyse ». J’espère que tu prendras ce post comme une ouverture au débat et aux échanges, en acceptant que nous puissions ne pas être d’accord. 🙂

    1°) Je pense que l’aspect « anti-blockbuster US » signifie que Valerian est un anti-héros sans super pouvoirs ni capacité surhumaine : il se débrouille comme il peut.
    2°) Je suis d’accord avec toi pour dire que le scénario est assez vide, mais je ne le trouve pas plus vide que celui des Gardiens de la Galaxie 2, que Fast and Furious ou que la Planète des Singes Suprématie.
    3°) Il est dommage je trouve d’écrire tant de pages sur l’adaptation d’une oeuvre culte de plus de 20 BD sans en avoir lu une seule : cela te donnerait une vision de ce qu’est Valérian et Laureline.
    4°) On peut se dire aussi que la presse française a intérêt à ce que le film cartonne : c’est un énorme enjeu financier, important pour notre cinéma national.

    Je n’ai pas trouvé le film exceptionnel, mais je ne trouve pas non plus que ça soit une bouse intersidérale. 🙂

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