Jonathan de Bill Oliver: l’analyse (psychologique) du film

Jonathan, jeune architecte prometteur, partage sa vie avec son frère, John. Atteints d’une maladie rare depuis leur naissance, c’est dans un même corps (celui d’Ansel Elgort) que leurs deux consciences cohabitent. Grâce à la mise en place d’un minuteur cérébral par le docteur Mina Narimann (Patricia Clarkson), ils peuvent avoir chacun leur vie. Jonathan vit le jour, de 7 heures du matin à 19 heures, et John la nuit.

Si leurs vies sont différentes par les horaires qui leur sont imposés, leur personnalité est aussi très marquée: l’une est très organisée alors que l’autre à plus tendance à se relâcher. Pour ne pas craindre que leur secret soit découvert, ils s’imposent une routine précise qui s’achève par le fait de raconter à l’autre sa “journée” en vidéo. Ainsi, pas de risque de faire face à des personnes ou des instants gênants liés à la vie de l’autre. Mais comment faire si l’un d’eux tombe amoureux ?

Jonathan se filmant pour raconter sa journée à John.

S’il n’est pas sans rappeler Fight Club où le narrateur vit le jour (comme Jonathan) et Tylor Durden la nuit (comme John), ce film ne pose pas les mêmes problématiques (lire aussi l’analyse de Fight Club). Pour autant, les clins d’oeil au film de David Fincher sont nombreux: la scène du bar et le caractère méticuleux de Jonathan n’en sont que quelques uns. La question de la fatigue que ressentent les deux frères rappelle aussi ce film: dans les deux cas c’est un point de bascule vers l’inévitable.

Ces jours qui disparaissent de Thimothé Le Boucher est une bande dessinée parue la même année que Jonathan. Elle expose, elle aussi, un cas de cohabitation de deux consciences dans un même corps.

Dans les pages suivantes:

La bande-annonce du film

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