Snowpiercer : Analyse et explications du film et de sa fin

Le monde de la BD

La BD du Snowpiercer est finalement assez différente de l’univers du film. Si le postulat de départ est le même : un monde glacial, un train regroupant les derniers survivants de l’humanité, le reste est quand même assez éloigné. Point de rébellion dans le Transperceneige de Jacques Lob, juste un « queutard » qui décide de remonter le train, qui se fait emprisonner, et qui se fait aider d’une jeune femme fortement politisée, cherchant à améliorer la qualité de vie des populations en queue de train.

La BD présente une remontée du train presque plus intéressante que celle du film. La société du Transperceneige est bien plus complexe, il n’y a pas que les riches, les pauvres, et quelques wagons originaux comme l’aquarium ou l’école. Non, le Transperceneige possède un système de castes complexes, entre les 1ere, 2nde, les militaires, le clergé et les queutards. On trouve aussi des religions secondaires, opposées à la religion « d’Etat » du Transperceneige, ainsi que de nombreux mouvements politiques distincts de la gestion du train.

ProloffCette complexité donne ainsi au Transperceneige une organisation beaucoup plus consistante, et finalement plus réaliste, que celle présente dans le film. Alors que la BD nous présente une société qui est finalement une copie de la nôtre (un peu comme on peut la retrouver dans Battlestar Galactica), le film s’attache plus aux classiques de la SF tels que 1984, Matrix, avec finalement une structure très dictatoriale.

Les différences entre les deux histoires

Attention, cette partie est évidemment ultra riche en spoilers, pour la BD comme pour le film.

Le film traite essentiellement d’une rébellion « maîtrisée », contrôlée par un cerveau, dans un but de survie du train. Chaque personnage a un rôle à jouer, et finalement, le portfolio des protagonistes est large : Du chef spirituel à l’expert en sécurité, en passant par la jeune fille mystérieuse, et forcément, le leader de la rébellion. Chaque personnage est plutôt bien creusé, offrant une personnalité propre et intéressante.

Face à cela, la BD offre finalement peu de personnages : Proloff, le « queutard » remontant le train et Adeline, militante politique prête à tout pour améliorer la vie des personnes résidant en queue de train. Ces personnages seront escortés durant leur remontée par de nombreux protagonistes finalement assez interchangeables, ces changements allant jusqu’à Alec Forester, pilote du Transperceneige.

La religion est aussi radicalement différente entre les deux œuvres. Là où dans le film, c’est surtout un culte personnel de Witford qui est en jeu, dans la BD, c’est la « Sainte Loco » qui est vénérée, comme outil de la survie de l’humanité…

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6 comments

  1. boogiethelma 5 novembre, 2013 at 11:24

    merci pour cette analyse!!!j’étais curieuse de bien des éléments,ça fait plaisir d’avoir quelques réponses!!! 🙂 bon boulot

  2. nicolas 15 novembre, 2013 at 21:34

    Superbe article pour une superbe film. Quelle claque ! Un film qui se ré-invente constamment, d’une beauté esthétique époustouflante, d’une richesse narrative infinie. Ma critique http://bit.ly/1eVNhrA qui a la même analyse du film, condense parfaitement tout cela. Mon n°1 de 2013 !

  3. Christopher Guyon 5 décembre, 2013 at 11:54

    J’ai moi aussi adoré le film, mais certains avis sont plus nuancés dans la redak. Il y en a même un pour dire que c’est copié et inférieur à la trilogie Matrix. Ah ce Tom…

  4. Christopher Guyon 15 décembre, 2013 at 19:05

    Un très bon film c’est sur, mais pas le numéro un pour moi. Révélations sur le sujet dans quelques jours 🙂

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