Critique Transcendance, le film de science fiction de l'été

Transcendance est le premier film de Wally Pfister, le chef opérateur de Christopher Nolan. Les critiques se sont donc empressées de le comparer à son mentor, ce qui ne l'a pas vraiment servi, puisqu'aux Etats-Unis comme en France, les avis sont plutôt négatifs. Comme nous ne sommes pas particulièrement fans de Nolan du coté d'Oblikon, nous n'étions pas vraiment emballés. Il était donc difficile de nous décevoir, et pourtant, aucune bonne surprise au rendez-vous, Transcendance est effectivement un mauvais film. Pour ceux qui ont déjà vu le film, je recommande plutôt de lire cette analyse de Transcendance qui revient notamment le twist final.

Le film est disponible depuis le 5 novembre 2014 en DVD, Blu-Ray et VOD.

Synopsis

Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?

Critique du film

Le film, d'entrée de jeu, a du mal à se rendre intéressant. Les sujets abordés semblent déjà vus et, s'ils sont intéressants, sont traités sans passion. Pendant les trente premières minutes, on s'ennuie terriblement face à des situations prévisibles, des dialogues insipides et des acteurs qui se contentent du strict minimum.

Le rythme du film s'améliorer un peu pendant une heure, même si ces défauts restent bien présents. Et puis c'est l'hécatombe. La dernière demi-heure du film est complètement grotesque. Honnêtement, je pense qu'il n'y a rien à sauver dans Transcendance.

Transcendence-castingLe scénario, bien que très ambitieux, est extrêmement faible : l'introduction nous en dit trop sur ce qui va se passer à la fin du film, les évènements les plus surprenants (pour ne pas dire absurdes) arrivent sans réelles explications et les enjeux qu'il aurait été intéressant d'approfondir, comme la relation désincarnée/réincarnée, sont bâclés. Sur cette thématique en particulier, on ne peut que recommander de préférer le génial Her. C'est justement mal traité parce que le scénario se disperse beaucoup trop, entre intelligence artificielle, discours environnemental pompeux, dangers du terrorisme, de la surveillance à outrance... Les grandes peurs de notre époque sont abordées, comme chez Nolan, mais elles le sont sans génie.

La mise en scène de Wally Pfister est aussi désincarnée que le personnage de Johnny Depp. Les images sont propres (encore heureux venant d'un chef op') mais il est évident que le bonhomme ne raconte rien, se contente de poser sa caméra et suivre un script qui aurait besoin d'un réalisateur avec un vrai point de vue pour être transcendé.

En conclusion, Transcendance est un projet monté avec un minimum d'ambition et d'envie, et c'est une juste récompense que peu de gens se soient déplacés dans les salles pour le voir. Retrouvez ce film en cliquant ici.

Bande annonce Transcendance

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