Analyse et explication du Joker avec Joaquin Phœnix

Explication de l’univers du Joker de Todd Phillips

Si la folie, ou du moins les maladies mentales sont clairement au cœur de l'histoire de Joker, le film les aborde de manière différentes.

Le rire pathologique d’Arthur Fleck est une maladie mentale connue. Rire prodomique, il est causé par des lésions neurologiques ou des tumeurs. Dans un sens, l’handicap présenté par Arthur Fleck est réel.

Au-delà de cela, il est bien souvent difficile de savoir dénouer le vrai du faux dans le discours du Joker. Pendant un temps, on aura l’impression qu’Arthur est en couple avec sa voisine, Sophie Dumont, interprétée par Zazie Beetz. Cependant, au fur et à mesure que le film avance, on en revient à s’interroger sur la réalité de ce couple. L’irruption d’Arthur Fleck dans l’appartement de Sophie après sa « mauvaise journée » nous fait comprendre que l'histoire est totalement fausse. Finalement, ce couple n’aura été qu’un des fantasmes de Fleck. Fantasme que nous avions vu un peu plus tôt dans le film quant il s’imagine devenir une star durant le show de Murray Franklin.

On comprends donc que l’on ne peut pas croire ce que l’on voit durant le film, car nous naviguons autant dans le délire du Joker que dans la réalité.

La séquence finale à l’asile d’Arkham nous montre le Joker s’imaginer une histoire drôle, qu’il ne racontera pas à sa thérapeute, car celle-ci ne la comprendra pas. Mais quelle est cette histoire ? Finalement, ne serait-ce pas l’histoire d’Arthur Fleck que nous venons de voir ?

Dans ce cas alors, est-on en mesure d’affirmer que le film retrace bien les origines du Joker ? A titre de rappel, il n’est jamais mentionné le vrai nom du Joker dans les comics, et ses origines sont au moins tout autant nébuleuses. Si le film est une histoire du Joker, mêlant le vrai et le faux, alors peut-être que tout le film est un mensonge !

Et dans ce cas, nous serions tout à fait dans l’esprit du Joker de la BD, brouillant les pistes sur ses origines... origines, notamment racontées dans The Killing Joke, comics dont nous allons parler page suivante...

Lire la suite : la bascule du Joker et The Killing Joke

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4 comments

  1. Incel 9 novembre, 2019 at 18:30

    09 novembre 2019.

    Je suis comme Arthur Fleck. Face au suicide de la société, j’ai envie de me suicider. Tous les moyens sont bons.
    Je me suis allé sur les sites x plus de 24 fois aujourd’hui.
    Je crois que l’ordinateur, c’est fini pour moi.
    Demain je vais essayer d’y passer par asphyxie auto-érotique.
    Je souffre trop.
    Plus rien sur mon compte, travail impossible à décrocher.
    En temps normal, je serais allé…
    Mais tout espoir est vain.

    Adieu et merci à tous…
    Et puissent les incels être entendus une bonne fois pour toutes….

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