SPLIT : analyse du film et explication de la fin

split_afficheLorsque M. Night Shyamalan sort un nouveau film, c'est un petit événement. Depuis 1999 et le fameux Sixième Sens, le réalisateur bénéficie d'une énorme cote, malheureusement pas toujours égale à la qualité de ses films. SPLIT en est d'ailleurs un bon exemple ! Ce n'est pas un bon film, mais il n'est pas mauvais non plus. Nous n'allons pas lister les points forts et points faibles dans cet article, car vous pouvez lire la critique de SPLIT par ailleurs.

Si SPLIT ne brille pas par son scénario, il n'en reste pas moins un film typiquement "Shyamalanien". Le Thriller dévoile progressivement un film Fantastique, à la limite de l'Horreur-Epouvante ! Le film tourne quasi intégralement autour de la psychologie des personnages, phénomène déjà rencontré dans ces autres films tels IncassableSignes ou même Le Village. Car si des éléments externes aux personnages principaux peuvent intervenir, ils ne sont que des faire-valoir pour des histoires centrées sur ces mêmes personnages.

Défi de taille pour SPLIT : faire entrer plusieurs personnages en un seul ! Car le pitch est sans appel : Kevin a 23 personnalités, et la 24ème est sur le point de surgir...

Cette analyse du film SPLIT est 100% spoiler !

Synopsis

Kevin (James McAvoy) a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher (Betty Buckley), mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres.
Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey (Anya Taylor-Joy), aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Notre explication du film SPLIT, en plusieurs chapitres

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9 comments

  1. Lady Fae 4 mars, 2017 at 23:38

    « M. Night Shyalaman prépare-t-il Incassable 2 ? »

    Et écrire son nom comme il faut ??? Shyamalan pas Shyalaman…. En plus vous avez mis les affiche avec le nom et paf en cours de route plus capable d’écrire le nom du réalisateur ! Pas sérieux 😀

  2. Antoine Godbillon 5 mars, 2017 at 22:23

    Faut dire que le type fait chier quand même avec son nom… Déjà c’est pas régulier comme construction – il pouvait pas faire comme tout le monde prénom-nom -, mais en plus, il a un nom relou à écrire !
    Mon clavier a commencer à fourcher à la page 3… et j’ai gardé le Shyalaman jusqu’au bout !!! J’étais bon pourtant avant xD

    Merci de l’avoir détecté 😛

  3. jim 8 mars, 2017 at 16:13

    « Comment l’avaient-il appelé déjà ? ». Et David Dunn (Bruce Willis) de répondre « Mr Glass ». Honnêtement, nous ne voyons pas trop le rapport entre un cannibal qui se prend pour un loup et qui a tué trois personnes, et un weirdo en chaise roulante collectionneur de comics… M. Night Shyamalan devait être fatigué !

    Vous deviez être fatigué aussi quand vous avez ecrit cela. Certe il fait un lien plutôt rapide avec Incassable mais on arrive a la fin du film…limite post générique (on va pas non plus vous faire un dessin explicatif et argumenté)

    Le rapport avec la choucroute disiez-vous? Et bien si vous aviez pris la phrase en entier vous en auriez compris.
    Je n’ai pas la phrase exact mais je vous laisse le soin de verifier.
    Suite au info qui passe a la télé parlant de se criminel atteint mentalement qui se fait appeler « la horde », le jeune femme dit que cela lui rappelle ce gars qu’on avait internet y a 15 ans et qui avait aussi un nom bizarre.

    Le rapport me semble évident et pas jeter comme ça par facilité scénaristique.

  4. Antoine Godbillon 8 mars, 2017 at 17:43

    SAns aller dans l’argumentaire détaillé et le dessin explicatif, cela tombe quand même comme un cheveux sur la soupe !!! Limite fan-service inutile. C’est comme l’affiche avec les 24 personnalités, cela ne semble fait que pour générer du buzz maladroit.

  5. Pierrick 12 mars, 2017 at 13:51

    Les scènes où les filles tentent de s’échapper sont aussi risibles que dans un « Scream » ou un « Souviens-toi de l’été dernier ». Que l’intrigue progresse au rythme des apparitions du Dr. Fletcher et de ses analyses est vraiment intéressant. En revanche, une seule prisonnière confrontée à 2 ou 3 personnalités de Kevin auraient suffi et donné plus de densité à l’ensemble du film.

  6. Laurent Bellaïche 15 mars, 2017 at 18:24

    Je pense que vous êtes passés complètement à côté de l’histoire principale, qui apporte une densité très intéressante au scénario de SPLIT. Je m’explique (SPOILER ALERT) :

    Les flashbacks récurrents sur l’enfance et les maltraitances subies par Casey, tendent à démontrer qu’elle est en réalité le personnage central du film, lorsque la plupart des spectateurs focalisent leur attention sur Kevin et ses personnalités multiples.

    Si on observe attentivement le comportement de Casey, toujours en décalage par rapport aux deux autres jeunes filles, on se rend compte qu’elle sait toujours ce qui va se produire, presque de manière prémonitoire.

    On sait que M. Shyamalan affectionne particulièrement, comme l’un de ses maîtres, Kubrick pour ne pas le citer, tout ce qui a trait au surnaturel et aux dons de medium de certains de ses personnages principaux. Ceci ne devrait donc pas être un hasard et conforte la possibilité que l’histoire soit centrée sur Casey plutôt que sur Kevin.

    Le surnaturel, comme dans de nombreux autres films de Shyamalan, laisse place au rationnel. On apprend en effet assez tôt que la jeune fille a été violée par son oncle lorsqu’elle était enfant et s’est donc retrouvée, à la mort de son père, face à un vrai monstre. Cela ne vous met pas sur la voie ? La « Bête », dont il est question pendant une bonne partie du film, pourrait représenter le tuteur de Casey et plus largement, les violeurs qui sévissent aux quatre coins du monde. La remise en question de l’existence de cette bête, fait appel à la croyance que peut avoir l’entourage des enfants abusés sexuellement dans le récit des viols qu’ils ont pu faire. La part d’incrédulité et de non-dit se retrouve dans les différents dialogues qu’a Kevin avec sa psychanalyste.

    Je pense donc que le personnage de Kevin, que l’enlèvement et la séquestration même, ne sont que les représentations mentales que Casey projette sur ses traumatismes. Le scénario peut paraitre un peu confus par moment, mais c’est la meilleure explication et la grille de lecture la plus satisfaisante que j’ai trouvé pour décrypter cet oeuvre qui, vue au premier degré peur sembler un peu plate.
    Je n’ai vu le film qu’une fois, mais je vais retourner le voir pour vérifier si toutes ces hypothèses sont plausibles : la cave isolée symbolise l’enfermement mental dans lequel s’est plongée Casey pour échapper aux sévices de son oncle. Les multiples personnalités de Kevin sont des personnages qu’elle imagine, pour échapper à cette réalité sordide. Le docteur Fletcher est soit réel, ou bien peut symboliser une forme de guérison progressive pour la jeune fille. Le zoo rappelle les moments passés avec son père et son oncle à la chasse et est également une métaphore de la bestialité de son oncle.

    Le fait qu’elle arrive enfin à appuyer sur la détente du fusil à la fin, démontre qu’elle a vaincu la tyrannie de son tuteur et est prête à faire tomber les murs de la cage dans laquelle elle était enfermée.

    L’allusion, enfin au nom complet de Kevin, qui doit être prononcé pour affaiblir le monstre qu’elle a face à elle, revient à nommer les maux dont elle a été la victime, pour mieux les combattre.

    Le clin d’oeil final avec le caméo de Bruce Willis n’apporte pas grand chose, selon moi. Il a plus pour but de nous renvoyer à l’univers de Shyamalan en nous rappelant que rien n’est vraiment gratuit dans ses scénarios et qu’une deuxième lecture est toujours possible.

    J’espère que cette tentative d’explication vous donnera l’occasion de porter un autre regard sur ce film qui, s’il n’est pas un chef d’oeuvre dans sa réalisation, comporte sans doute un message plus profond qu’une énième et banale histoire d’enlèvement.

    Je tiens à saluer la prestation des deux comédiens principaux, James McAvoy pour sa folie et sa crédibilité dans chacune des personnalités qu’il interprète et Anya Taylor-Joy, dont on entendra surement parler à nouveau prochainement, pour sa sobriété et sa présence magnétique.

    J’attends vos commentaires et suggestions avec impatience !!

    LB

  7. Sophie 8 avril, 2017 at 00:59

    Le 3e volet sera t-il la rencontre entre La Bête et le super héros incarné par Bruce Willis? En tout cas quand je vois la couverture du tout premier Comic offert par la mère d’Elijah a son fils… Je me dis que ca illustre parfaitement la situation. On y voit un super héros combattre une bête qui, je trouve, ressemble à la description faite par l’une des personnalité dans Split… Affaire à suivre donc…

  8. Globos 22 avril, 2017 at 18:22

    Je pense que Denis en devenant la bête. La 24 personnalité, il a pu se transformer physiquement
    En Bruce Willis. Je pense donc je suis. Il est donc devenu invisible. L’esprit peux modifier le reel. Vous êtes ce que vous pensez.

  9. Globos 22 avril, 2017 at 18:29

    Il est devenu invincible. C’est la fille qui a permis ça transformation comme l’homme de verre (vilain) qui a fait prendre conscience à Bruce Willis qu’il était invincibles. Le mal peux engendrer le bien

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