ARGENTIQUE ET NUMÉRIQUE : LE SECRET DE LA CHAMBRE NOIRE – THE LOVE WITCH – LES GARÇONS SAUVAGES

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La « révolution » du numérique trouve toujours – au Japon, en Amérique ou en France – des résistants. En fait de révolution, il s’agit davantage d’une mise au pas technologique qui altère d’abord le rapport des cinéastes aux images et au réel. Les trois films commentés sont tous de la même année 2016 et conçoivent, chacun à leur manière, le matériel labo et la pellicule comme susceptibles de fournir la matière même du récit. Le premier est sorti en salles, le second a été présenté au festival Cinémabrut et le troisième à l’Etrange festival. Le dernier, déjà chroniqué ici, sortira en février de l’année prochaine. Il n’est pas envisageable de mener un combat d’arrière-garde fétichiste mais de constater : aujourd’hui, un film tourné sur support argentique n’est projeté en public que dans des copies numériques… alors que certaines salles (notamment à Paris) sont encore équipées de projecteurs adéquats. Si les cinéastes qui travaillent en 16mm ou en 35mm ont fait le choix de ce format et de ce support, les conditions de projection devraient, au moins en quelques lieux, respecter leur démarche.

Voyons maintenant comment des projets – simultanés mais sans lien direct – intègrent dans leur résultat à l’écran la nécessité de l’argentique, sur les deux versants de la prise de vues et de leur restitution.

Page 2 : Le Secret de la chambre noire

Page 3 : The Love Witch

Page 4 : Les Garçons sauvages

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3 commentaires
  1. Bon article mais trop indulgent avec Mandico, esthète qui joue au grand artiste. Attendons la sortie pour voir les réactions

  2. Rémi Lafeuille a raison : un film tourné sur pellicule devrait être projeté au moins dans UNE salle équipée. Il y a une tyrannie du tout numérique. Quant au cinéma de Mandico, c’est surtout de la poudre aux yeux pour les snobs parisiens et les festivaliers. Mais je parle des courts car je n’ai pas vu le long. Lafeuille m’en donne envie. Merci pour cette belle analyse.

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